‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 23 sur 324 · Gfrôrer* Byzantinîsche Geschichten , t. III, p · texte numérisé non relu

Gfrôrer* Byzantinîsche Geschichten , t. III, p

INTRODUCTION

dit-il, raya à son avènement le nom du pape des dyptiques. Cet événement eut lieu à propos de la querelle du pain azyme. Du côté de Michel se rangèrent Pierre, patriarche d’Antioche, Léon, archevêque des Bulgares, et tout le haut clergé \ » Quelle que soit la valeur de ces paroles, nous y voyons du moins l’opinion bien nette que Michel Cerularius est l’auteur de la séparation des deux Églises.

Cette vérité parut plus évidente encore au xme siècle, lorsque l’écart entre les deux communions eut été augmenté par suite de l’accroissement des haines politiques ou religieuses.

Tel est l’avis du patriarche de Constantinople, Jean Veccos (1275-1282), forcé d’abdiquer sous Andronic Comnène à cause de son zèle pour la cause des Latins. A plusieurs reprises il déclare que Michel Cerularius est responsable du schisme entre les deux Églises, soit qu’il loue les efforts de Pierre, patriarche d’Antioche, pour détourner le péril1 2, soit qu’il rappelle qu’entre Photius et Michel Cerularius cent soixante-dix ans se sont écoulés pendant lesquels les deux Églises ont vécu dans une paix profonde, « [3a(k[a £lp7]vr) », troublée seulement par les intrigues séculières du patriarche, « èx xoo-puxtôv 'Trpayp.àTtov 3 ». Le grand auteur du schisme n’est donc même plus Photius, puisque, après sa mort, la réconciliation s’est faite entre Rome et Constantinople : c’est Michel Cerularius, qui s’est servi de prétextes religieux pour satisfaire son ardente ambition.

Ainsi, désormais, la querelle entre Michel Cerularius

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