‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 231 sur 324 · Deuxième lettre à Pierre d’Antioche. Will, p · texte numérisé non relu

Deuxième lettre à Pierre d’Antioche. Will, p

LA HIÉRARCHIE

rigueur les principes d’autorité qui étaient nécessaires à la chaire de Saint-Pierre pour faire triompher l’œuvre de réforme et d’ascétisme dont elle était le plus ferme soutien; au même moment, un patriarche de Constantinople, avide de domination, recueillait dans le passé tous les éléments de sa grandeur et, appuyé sur les canons des synodes ou les décrets des empereurs, cherchait à se soustraire à l'autorité spirituelle du pape derrière laquelle il apercevait le pouvoir impérial. Toutes les attaques portées contre Rome, toutes les questions soulevées, avec quelle habileté, nous le savons, n’étaient que des prétextes destinés à amener un conflit. Par la fougue de son tempérament le pape servit à merveille les projets de ce rusé Byzantin : il lui fournit à la fois l’occasion de devenir le maître de l'Église grecque et d’humilier l’empereur. Mais ceci nous amène à chercher si, au fond de ce schisme, ne se cachent pas des causes politiques dont les intérêts religieux n’étaient que la façade.

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