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que toutes les autres éparchies orientales dans lesquelles il envoie des archevêques ’. Ce texte vient confirmer fort heureusement les détails de la notice épiscopale; il montre que les lorces spirituelles du patriarcat d’Antioche devaient apporter à Michel Ccrularius un appoint qui n’était pas méprisable.
Des deux autres patriarches d'Orient au contraire, il ne pouvait attendre les mêmes secours, puisque les titulaires d’Alexandrie et de Jérusalem étaient toujours en terre musulmane et n’avaient conservé que des vestiges de leur grandeur passée. Ces deux prélats vivaient sous la domination des calites fatimites depuis la fin du xe siècle. Le représentant de la dynastie était alors El-Mostansir, dont le règne dura soixante ans (1034-1094) et qui, l’année même du schisme, en 1054, essayait de renverser le calife de Bagdad et de rétablir l'unité de l’Islam. Il eut avec Constantin IX des rapports de courtoisie qui nous sont attestés par les chroniqueurs du temps 1 2 et qui s’expliquent par le danger commun qui menaçait les deux souverains, celui du Turc Seldjoucide Toghrul-Beg. D’après Psellos, ces relations n’auraient pas été à l’honneur de Constantin IX 3 et, d’ailleurs, on ne voit pas que Michel Cerularius ait songé à s’en servir pour agir sur les patriarches de Jérusalem et d’Alexandrie. Ce fut le patriarche d’Antioche, dont les relations avec eux devaient être fréquentes, qu’il chargea de leur communiquer ses volontés. Il lui importait beaucoup, en effet, d’obtenir l’adhésion de ces deux patriarches, car elle devait dans sa pensée achever de décider tout l’Orient en sa faveur. De plus, il craignait de se voir devancer par les Latins. Enfin, les dispositions de ces deux patriarches lui étaient suspectes : il avait entendu dire qu’ils mentionnaient le pape dans les diptyques de leurs
1. Will, pp. 212-213 : « 'AvotXdyorai yip, Saov [asîÇojv rr,ç o zà ai yÿ paç r, BouXyapîa, oœov ôè t3cutt,ç TrâXtv BaêuXùv ïj [isyâXr, xaï Pu>[xc!yuptî r^oi to Xopoaâv, xaî oc'. Xontat r?,; aXXr^ àva-oXf^ Èitap^îai, èv aîç ipy isTuaxouoc Trap’ irqaTrovrai... »
2. Psellos I, pp. 193-194 (éd. Sathas) ; — Cedrenos, II, p. 607; — Mich. d'Attalie, p. 49 (17 et suiv.).