‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 265 sur 324 · Cedrenus II, 575-580. Zonaras, XVII · texte numérisé non relu

Cedrenus II, 575-580. Zonaras, XVII

eide Toghrul dont les attaques commencèrent en 1048 1 . Néanmoins, avec des alternatives de succès et de revers, la cause de l’hellénisme triompha encore quelque temps en Arménie et aux succès politiques se joignirent des victoires religieuses auxquelles Michel Cerularius ne fut pas étranger.

11 est probable que ses efforts pour amener à lui l’Église arménienne sont antérieurs au schisme et il est possible que dans cette œuvre il ait eu pour lui l’appui de Constantin IX dont la politique était pour une fois d’accord avec la sienne. Mais, dans sa pensée, rattacher l’Église arménienne à Constantinople, c’était faire triompher la cause du schisme. Dans la deuxième lettre que l’archevêque d’Achrida adressa au clergé romain, il fit allusion à l’attachement des Arméniens pour les azymes et rapprocha leur erreur de celle des Juifs 2. L’attaque devint bientôt plus pressante et Nicétas Pcctoratus, l’adversaire des Latins, composa sans nul doute sur l’ordre de Michel Cerularius un traité contre les erreurs arméniennes. Quatre de ces traités sont inédits 3 4, et si l’on juge par le début du premier, ils doivent porter sur les controverses théologiques qui séparaient les Arméniens des Grecs. Il y est question des deux natures du Christ et.de la doctrine monophysite \ Le cinquième de ces traités est adressé à la fois aux Latins et aux Arméniens, mais la répétition des arguments, déjà développés dans le premier traité, et des allusions aux usages des Arméniens prouvent que ce sont eux surtout qui sont visés. Nicétas leur reproche non seulement de se servir d’azymes, mais encore de mettre dans le calice du vin pur et froid au lieu d’y mélanger, suivant l’usage de l’Église grecque, l’eau chaude, symbole de la chaleur que l’esprit du Christ doit répandre dans nos âmes B. L’exhortation qui termine ce traité convient surtout aux Arméniens.

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