‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 283 sur 324 · Id · texte numérisé non relu

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d’abord, il s’agissait d’en finir avec Michel VI dont les forces étaient encore respectables, puisqu’il était entouré d’une garde toute prête à se dévouer pour le sauver. On agit sur lui par intimidation. Le patriarche lui envoya, selon la volonté du peuple, « voû — toüto xsXeuovtos », l’ordre de livrer sa chevelure aux ciseaux de l’exécuteur 1 qui devait faire de lui un moine. Michel Stratiotique n'opposa aucune résistance. Il ne voulait pas, disait-il, exciter à cause de lui une guerre civile et, considérant ses brodequins de pourpre. « Ce n'est pas pour cela, dit-il, que Michel trahira la càuse de la piété 2 3 4. » Il se dépouilla aussitôt de ces insignes de l’empire et tendit la tête à ceux qui étaient venus pour le tondre J et, le jour même, il revêtit la robe de moine \ On dit qu’il demanda aux évêques que le patriarche lui avait envoyés : « Que me laissez-vous à la place de l’empire? — Le royaume des cieux, répondirent-ils 5. » lise rendit auprès du patriarche qui le salua et le reçut avec la plus grande compassion. « Dieu te traite, ô archevêque, avec la même douceur », dit-il simplement, et il se retira dans une des maisons du patriarche située dans la haute ville 6 ; il y avait un an, jour par jour, qu’il était monté sur le trône 7.

Un grand résultat était ainsi obtenu : la situation politique devenait plus claire ; de plus, ces négociations avec Michel VI étaient accompagnées d’une autre série de tentatives qui avaient pour but de livrer la ville sans résistance à Comnène. L'activité du patriarche le portait à diriger ses efforts de tous les côtés à la fois. Au moment même où des envoyés portaient à Michel VI l’ordre d’abdiquer, un messager était envoyé à Isaac Comnène pour lui annoncer les événements 8.

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