‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 284 sur 324 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Pscllos qui était alors au camp de Aicomédie et qui se demandait avec anxiété quelle attitude il fallait prendre vis-à-vis du soleil levant, nous a retracé l’émotion causée par ce message. Ce fut seulement à la fin de la journée, « o j-w oà oôta; xx-rxÀaëojTr,; », qu’un premier messager apporta au camp des rebelles des nouvelles encore confuses de l'insurrection et de l’abdication de l’empereur; on refusa d'abord d'y ajouter foi, dit-il très sérieusement Mais ce premier message fut bientôt suivi d’un second plus affirmatif qui était sans doute celui du patriarche, car Pscllos affirme que l'ensemble des événements fut connu grâce à l’arrivée d'un serviteur fidèle qui venait de Byzance 1 2. Enfin, après le coucher du soleil, de nouveaux messagers vinrent confirmer toutes ces nouvelles et l’armée se mit en marche pour Constantinople 3.

La journée avait été tumultueuse dans la ville. Au moment môme où le patriarche prenait toutes ces mesures, il donnait à Théodore, patriarche d’Antioche, la mission de proclamer Isaac Comnène dans les rues de Byzance 4 5. Un autre messager convoquait autour du patriarche tous les grands personnages de l’Etat, rav-ra; voù; sv vsXei 8. Volontairement ou non il leur fallait se rendre auprès de lui 6. Selon le rêve de sa jeunesse, il était devenu l’empereur véritable, il envoyait des ordres aux troupes restées dans la ville et gouvernait entièrement Constantinople 7. « Il s’était mis à distribuer les charges, dit plus tard Psellos dans son réquisitoire : l’un était mis à la tête du peuple; un autre concentrait tous les pouvoirs maritimes, un autre les forces terrestres ; il s'attribuait à lui-même le pouvoir impérial dans sa plénitude. Il

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