‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 299 sur 324 · CHAPITRE lit · texte numérisé non relu

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plutôt que par la flatterie ou l’opinion, tels étaient les traits de son caractère ’. » On ne rencontrait chez lui ni les hésitations de Constantin IX, ni la timidité de Michel VI. Il était donc bien mal disposé à jouer le rôle de roi fainéant que Michel Ccrularius semblait lui destiner. « Après s être rendu maître du pouvoir, dit Psellos dans 1 Oraison funèbre de Michel Ccrularius, il se serait laissé difficilement persuader de n’y tenir que la seconde place : de son côté, le sublime archevêque ne songeait qu à maintenir haut la dignité archiépiscopale 1 2. » Le conllit entre ces deux caractères était inévitable : il éclata en 1059.

Psellos se vante, dans X Oraison funèbre de Michel Cerularius, d’être peut-être le seul à Constantinople qui soit en possession du secret de ce conflit 3. Il se peut, en effet, d’après les détails de son histoire, qu’il ait assisté à la dernière scène qui provoqua la rupture entre les deux puissances 4 ; mais ce dénouement avait été préparé par toute une guerre sourde, dont les chroniqueurs nous permettent de suivre les traces.

Ces témoignages nous montrent d’abord qu'au bout de quelques mois de règne, Isaac Comnène, qui avait été reçu par toute la ville comme un sauveur, s’était rendu universellement impopulaire. Zonaras nous dit qu’ « il devint odieux au peuple, aux sénateurs et même à l’armée 5 ». La chronique anonyme du xme siècle dit « qu'il devint à charge au sénat et lui parut plein d’arrogance 6 ». Isaac Comnène avait fait succéder à la faible administration des eunuques de Théodora le gouvernement énergique, mais un peu brutal, d’un soldat 7. Le trésor était ruiné et la politique cxté-

1. An. Synopsis Chronike (Sathas, Bibl. med. ævi, t. VII, p. 164).

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