‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 308 sur 324 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Son premier soin fut de réunir au palais tous les personnages de l’État qui pouvaient l'aider de leurs conseils et surtout de leur autorité l. Quels étaient ces conseillers improvisés? Michel d’Attalie nous dit que l’empereur se repentit de son entreprise, mais que, ne pouvant reculer, il chercha à réunir des griefs contre son prisonnier et à le faire condamner pour cause d’indignité, àvaç'.ô-r^To; ypà'|aff9ai 2. Ses conseillers étaient des gens en charge, iûv èv veXet, vtv eç. « Us avaient changé d’après la circonstance et ce sont là traits de flatteurs 3. » D’après Zonaras, il y avait parmi eux des archevêques 4 et l’un des anciens familiers et correspondants du patriarche, le philosophe Psellos, qui commença contre Michel Cerularius l’enquête d’où il devait tirer son discours d’accusation 5. Ce fut probablement à cette époque que, par ordre impérial, il réunit tous les témoignages capables de nuire au patriarche 6. Plus tard, il pouvait dire avec raison, dans Y Oraison funèbre du même patriarche, que pas plus qu’à Job il ne lui restait même trois amis 7 ; malheureusement pour sa mémoire, il ne fut pas des derniers à l’abandonner. Aussi a-t-il essayé dans Y Oraison funèbre d’atténuer, sinon d’expliquer, l’attitude scandaleuse et cynique qu’il prit vis-àvis de son ami d’autrefois. « L’empereur, dit-il, appela autour de lui toute la légion des sages, tous ses premiers conseillers; il chercha leur appui pour faire aboutir la déposition de l’homme 8. » C’était moins de conseils que d’encouragements qu’il s’agissait. Ceux qui faisaient des

1. Michel d’Attalie, p. 64 : « Kai ysyt ivaat jj.èv tt,? toutou PouXt,ç tüv èv t^Xei iriVE;. »

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