CHAPITRE IV
prenant Uw-mmic le pouvoir, en changeant la mitre pour la couronne \ en essayant de régner sur la ville par la violence1 2.
A cette accusation de « tyrannie », Psellos joint celle de meurtre, « bien qu’il n’en ait pas commis de ses propres mains 3 ». Mais le coupable n’est pas seulement celui qui tue; c'est aussi celui qui dirige la main du meurtrier 4 5. Or, Michel Cerularius est responsable de tous les crimes qui se sont commis dans les rues de Constantinople ce jour-là. C’est lui qui a excité le peuple à brûler les maisons des suspects ; c’est sur lui que le sang versé doit retomber \ 11 a été la cause motrice, x’.v^t'.xov acS.ov 6, de toutes les atrocités qui se sont commises; il doit donc en subir le châtiment. En terminant cette exposition, Psellos montre que toute la vie de Michel Cerularius et la folie qu’il a manifestée à l’égard des choses divines, èm ■zh. QAx uxvîx 7, expliquent cette cruauté. « Les inventions des anciens tyrans, conclut-il, celles des fous qui se sont attaqués à la religion, l’archevêque nous a forcés à les souffrir de nouveau 8 9 10 11. »
Puis vient l’accusation de sacrilège, Upoo-o)d a. Par son obscurité et son caractère vague, elle ne contribue pas peu à briser l’intérêt du discours. Michel Cerularius est accusé d’avoir violé l’église Saint-André n, de l’avoir détruite de fond en comble et changée en pâturage in. Mais ce qui constitue surtout le sacrilège, ce sont les tombeaux qu’il a découverts et les corps qu’il a livrés aux chiens n. Psellos