Bibl. nat., ms. gr. 1182, fol
10. Id. : « ’A7.V ü;j.ot xüv xxxüv • f.aiovot èvxsüOsv • xxi Çsd-pri sxsTOsv fioüv. »
11. Id., fol. 144 bis : « Bx6ai xoO 6sa;.tâxo; • bout yào xai x£5v a-wuâxujv è’via .
y.ai yji jd xxi xuatv si; ppüaiv •Kpoxstp.sva. »
LA CHUTE DE MICHEL CERULARIUS
môme se demande avec terreur si, parmi les ossements, ne se trouvait pas cachée quelque relique de saint Paul ou de saint André. « Peut-être ces saints, crucifiés sous Néron, ontils été anéantis par les soins du sublime père » Aussi, devant cette possibilité, Psellos s’évertue à trouver de grands mots. Le patriarche est un fouilleur de tombeaux, vjuAwpô'/oç 1 2; il s’est montré plus cruel que les païens qui, du moins, brûlaient leurs morts ; lui, « il fait voler en l’air leur poussière 3 ». Et, dans son ardeur, Psellos réclame les plus grands châtiments. Ce nouveau Domitien, ce nouveau Nabuchodonosor 4 est digne « qu’on lui arrache les yeux du corps et de 1 âme 5 ». Il nous est, d’ailleurs, difficile de nous expliquer la chaleur de ces accusations, car aucun événement semblable à la violation de l’église Saint-André n’est rapporté dans les annales du temps. D’autre part, plusieurs églises de Constantinople ont été placées sous ce patronage. Il n’est cependant pas inutile de faire remarquer que l’une de ces églises fondée par Arcadie, sœur de Théodose le Jeune, et 6 restaurée une première fois sous Basile 7, fut rebâtie entièrement par Tbéodora, sœur de l’empereur Michel Paléologue 8. Il ne serait pas invraisemblable qu’une église, ruinée à la fin du xi° siècle, ait été restaurée deux cents ans plus tard ; il se peut donc que l’église Saint-André, détruite par ordre de Michel Cerularius soit la même. Ce prétendu sacrilège fait-il partie de la violation des églises latines qui eut lieu en 1054 ? S’agissait-il d’un simple transfert de cadavres? Nous en sommes réduits là-dessus à l’incertitude ; mais il est probable que si le patriarche avait commis le