Id., fol
5. Bibl. nat., ms. gr. 1182, fol. 147 : « OùSév xt (jspvôxepov xüv sut xtpv xpio-
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LA CHUTE DE MICHEL CERULARIUS
gage vulgaire qu’Isaac Comnène avait gardée sur le cœur \ Le patriarche aurait même méprisé toute espèce d’étude théologique et fui l’entretien des savants pour assembler autour de lui la foule des charlatans et des marchands de drogues qui venait chaque matin l'assiéger à son réveil1 2.
Dans sa péroraison Psellos ne va pas aussi loin que dans le corps de son discours; il ne parle plus de condamnation à mort ou de privation des yeux; il se contente de réclamer la déposition de l’archevêque. « Après vous avoir exposé ces choses, dit-il, je vous pose cette question : L’archevêque est accusé des griefs suivants qui viennent d’être discutés pour ne pas dire démontrés : l’impiété, le sacrilège, la tyrannie, la violation des édifices sacrés. Vous semble-t-il qu’il doive continuer à s’approcher de Dieu et des autels? Vous paraît-il digne du sanctuaire et des saints mystères (et dans ce cas vous pactisez avec l’impiété)? Ou bien croyez-vous qu’il mérite d’être déposé et privé de sa dignité archiépiscopale 3 ? » Telle était la question posée au tribunal; Psellos avait ensuite l’audace de s’adresser au patriarche lui-même et de lui vanter la modération qu’il avait apportée dans son réquisitoire. A l’entendre, il aurait pu remonter dans le passé du patriarche et étendre son accusation à tous ses actes depuis sa jeunesse 4. Michel Cerularius, dit-il, ne doit donc pas lui en vouloir et, parodiant peut-être la réponse que les envoyés du patriarche avait faite naguère à Michel Stratioticos, il lui fait remarquer en terminant que mieux vaut perdre ici-bas