Voir première partie, chap. n, pp
3. Bibl. nat., ms. gr. 1182, fol. 148 bis : « Tüv uuvsi'XsYp.Évtov ü;j.üv •rcuvOâvop.ai O’jxüai • iroxépov üfiïv Soxeï xotoûxwv è7tevT1vsy!J.svi«>v xü dtp^iepeï ÈyxXïifAdxwv xai oüxtd ôiü)|AoXoyT|!j.£vü)v "va |xh aTtoSESêiYP-sviov Èpü • àaeêeia; • xaBoaiüaeci); ■ xupavviSoç • xf,; èiti xoùî Upoù; oïxo'ji; 7capavo[xtaç • Seï xoüxov a'j0iç irpoaisvai 0=0 xai xw p-ripiaxt xai xüv ôsiwv T^ioûaSai àSuxcov xai p.uaxT|piüv • xai uuYXwpetxê itivxa xü das6T)!j.axi; fj x7,v xaSaipeatv ûitoax-rivat xai xoü xf;î àp/tspuavvr^ Ëx-rceaetv àijiü|j.axo; ; »
4. Jd., fol. 149 : « Kayto yoüv aùxü iroXXà xüv àxoïtwxepiov àitsxpuil/dir^v : xai oiixc aoi x4\v irpwhv pîov 8tfiXeY?a... »
CAAPITRE IV
le sacerdoce que le royaume des cieux là-haut : « èvxaüQa rrjç Upaxetaç tco-sïv y; èxeï te (jaaaXeîaç ' ».
Telle fut cette œuvre de haine dans laquelle Psellos déploya toutes les ressources non seulement de son emphase, mais aussi de son habileté. Il parvint à mêler le vrai et le faux dans une telle combinaison que, même aujourd’hui, il est difficile de les distinguer l’un de l’autre. Il est possible, comme il cherche à l’expliquer dans l’ Oraison funèbre , que l’empereur lui ait forcé la main; il est pourtant difficile d’admettre qu’il n’y ait pas des accents sincères au milieu de ces tirades pleines de venin et d’allusions malveillantes; il est difficile de n’y pas trouver une profonde rancune contre un homme dont Psellos avait été d’abord le familier et qui devint probablement son ennemi 1 2. A côté des lettres admiratives qu’il lui écrivit, on en trouve, en effet, d’autres qui témoignent déjà d’une acrimonie presque égale à celle de l’acte d’accusation. Dans la lettre où il lui reproche sa haine contre le gouvernement impérial, il emploie déjà presque les mêmes termes que dans son discours 3. Si plus tard V Oraison funèbre qu’il lit en son honneur compensa par sa platitude et son humilité les insultes qu’il lui avait prodiguées en 1059, il est curieux de constater que dans son Histoire il parle de Michel Cerularius fort peu et plutôt d’une manière indifférente. Il se contente de le plaindre de sa fin malheureuse 4 5 et s’excuse de la mentionner sommairement \ Il y eut donc entre ces deux esprits si différents l’un de l’autre un dissentiment qui eut pour cause soit l’attachement de Psellos à Constantin Monomaque 6, soit les études philosophiques qui devaient lui attirer plus tard tant de démêlés avec son condisciple, le patriarche Jean Xiphilin. Quoi qu’il en soit, il est certain que Psellos servit sa propre rancune aussi bien que