‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 323 sur 324 · Psellos, 1, Orais. fun., pp · texte numérisé non relu

Psellos, 1, Orais. fun., pp

établit en son honneur des panégyries annuelles 1 et Psellos, désireux de racheter sa conduite passée et de gagner les bonnes grâces d’Eudocie, prononça, en présence de l’empereur et de l’impératrice 2, une oraison funèbre dans laquelle il démontra que, depuis son enfance, Michel Cerularius avait été prédestiné à devenir un saint. Il y fit de tous ses actes une apologie qui compensait les calomnies de son accusation. Il loua sa piété, sa vertu; il en fit un ascète et le représenta comme le champion de l’orthodoxie vis-à-vis des erreurs latines. Michel Cerularius continuait donc après sa mort à vivre dans la mémoire des Byzantins ; il n’avait pu achever entièrement la grande œuvre qui avait été le but de toute sa vie, mais en travaillant pour lui il avait fondé un état de choses plus durable que sa vie terrestre; il avait organisé d’une façon définitive l’Eglise d’Oricnt.

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