Zachr. von Lingenthal, Jus. Gr. Roman, t. II, p
d’après une notice épiscopale, il était chartophylax de l’église Sainte-Sophie, lorsqu’il fut nommé archevêque d’Achrida h Il fonda, dans sa métropole, une autre église Sainte-Sophie, en souvenir de celle qu’il avait quittée à Constantinople, 1 2 et, en 1054, il fut, sous la direction de Michel Cerularius, l’un des principaux promoteurs du schisme 3. Désormais, les métropolites de Bulgarie furent les auxiliaires des patriarches de Constantinople dans toutes leurs entreprises.
Sur bien d’autres terrains les conflits étaient inévitables et nous avons la preuve que, parmi les questions soulevées par Photius, beaucoup étaient restées populaires chez les Grecs. Même un ami des papes comme Léon VI, le persécuteur de Photius, partageait toutes les idées de son ennemi sur le Filioque. Toujours allié de? papes, à cause des besoins de sa politique, soit dans l’affaire du renversement de Photius, soit dans celle de la Tétragamie, il n’en garda pas moins une grande indépendance en matière de théologie : dans un sermon adressé au peuple, il n’hésita pas à réfuter avec un grand détail la théorie de l’adjonction du Filioque au symbole 4. La péroraison qui termine ce morceau est pleine de défiance et de mépris pour des adversaires qu’il ne nomme pas, mais qu’il est facile de se ligurer. Il exhorte ses sujets à ne pas abandonner leur liberté pour se précipiter dans l’esclavage de la corruption, « tï)v SouXelxv œQopâç 5 ». Ceux qui pensent autrement, dit-il, verront un jour la vanité de leur doctrine, lorsqu’ils auront à rendre compte de leur impardonnable blasphème envers l’Esprit Saint. Les partisans de la vérité, au contraire, sont les « véritables enfants de Dieu 6 » et les adeptes de l’Esprit qui est toute lumière et toute vérité. De telles idées ne devaient pas être rares
1. Zach. von Lingenthal, Beilræge zur Gesch. der Bulgar. Kirche, p. 22: « Aétov irpOxo? Iv. 'Pwjxatiüv x,“pxotpû'XaÇ T-r,? McyâXr^ ’ExxXf)a[a;. »