‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 62 sur 324 · Psellos, id., p. 112. — Zonaras, id · texte numérisé non relu

Psellos, id., p. 112. — Zonaras, id

deuxième femme dont la mort venait encore de lui rendre la liberté. Un tel attachement les unit qu’ils ne purent bientôt plus supporter l’éloignement 1 Toutefois Constantin n’osa contracter un troisième mariage qui aurait pu l’exposer, lui simple particulier, à la rigueur des censures ecclésiastiques 2.

Puis, cette vie calme et unie fut subitement interrompue par une catastrophe. Au gouvernement de Romain Argyre, que Zoé empoisonna probablement, avait succédé, en 1034, celui de Michel le Paphlagonien et de son frère, le moine Jean l’Orpbanotrophe. Une réaction inévitable frappa tous ceux qui tenaient à l’empereur défunt. De plus, il semble que Constantin ait cru le moment venu de suivre l’exemple paternel et se soit engagé dans un complot. C’est l’opinion de la plupart des historiens 3 qui attribuent aussi sa disgrâce à la jalousie excitée chez Michel IV par l’affection que lui témoignait l’impératrice \ Quoi qu’il en soit, il fut relégué dans File de Lesbos, à Mitylène, et y resta sept ans. Après la mort de Michel IV, son neveu Michel V ne songea pas le moins du monde à le rappeler; il avait hérité, dit Psellos, de la haine de son prédécesseur pour Constantin 5. L’exilé, d’ailleurs, ne fut pas entièrement abandonné, puisque Sclérène vint à son aide et mit à sa disposition tout son bien. Elle alla s’enfermer avec lui dans sa prison, en lui parlant de revanche et en lui faisant entrevoir qu’un jour viendrait où il serait empereur et ferait asseoir à ses côtés sa fidèle Sclérène comme impératrice 6. Ce détail achève de nous montrer que les défiances de Michel IV à l’égard de Monomaque étaient assez justifiées. Il songeait si bien au pouvoir que, même en exil, il trouva le moyen de s’attacher des hommes dont il récom-

1* Psellos, t. I, p. 126.

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