Psellos, t. 1, p. 125; — Zonaras, XVII
pensa le dévouement, une fois sur le trône. Pendant les guerres qui remplirent son règne, on le vit à plusieurs reprises confier des armées et des commandements importants à des généraux qui n’avaient d’autre mérite que de lui être venus en aide avant son avènement *.
Constantin Monomaque avait, d’ailleurs, raison d’avoir confiance en la destinée, car, aussi brusque avait été sa disgrâce, aussi soudain fut le relèvement de sa fortune, et ce qui pouvait sembler une chimère devint une réalité : Constantin Monomaque fut créé empereur. Ilne tint, d’ailleurs, qu’à peu de chose qu’il en fût autrement. Lorsque l’impératrice Zoé eût été rétablie sur le trône après le renversement de Michel V, elle songea tout de suite à offrir, pour la troisième fois, sa main et sa couronne à un homme digne de l’empire. Elle hésita longtemps et son choix se porta d’abord, non sur Monomaque, mais sur un certain Constantin Catepano, qui aurait été certainement couronné empereur, s’il n'avait déjà été marié et si sa femme, transportée de fureur à l’idée d’être répudiée, ne l’eût empoisonné 1 2. Constantin Monomaque recueillit le bénéfice de cette tragédie domestique. Dans le premier moment, Zoé, pour le dédommager de son exil, l’avait nommé gouverneur de la Hellade 3 4. Son dessein arrêté, elle envoya aussitôt une ambassade à l’exilé pour le ramener à Byzance \ Il était déjà en route et ce fut à Damocraneia qu’il fut revêtu dans une église des ornements impériaux 5. Son entrée à Constantinople fut triomphale; une foule immense alla à sa rencontre et l’escorta jusqu’au palais en chantant des panégyries et des cantiques 6. Son mariage avec Zoé était
1. Cedrenos, t. II, pp. 560-561 : Pendant la guerre d’Arménie il remplace un général vaincu par le chef de son hétairie, un Arabe : « Tû jàaat'Xsï 'jnïipéTriaaç Ttpà ttiî paa'.Xelaç. » En 1409, il confie le commandement de l’Orient à l’eunuque Nicéphore : « T<â paatXsï û'irripeToüv'ta tSumiiovci. » Id . , t. II, p. 592.