‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 81 sur 324 · Id · texte numérisé non relu

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il le vit, n’est pas le bien par elle-même, mais plutôt la route qui conduit à la perlection. » Il éleva donc ses spéculations au-dessus des sciences terrestres et, par delà ces sciences, atteignit la théologie *. Il avait déjà, à cette époque, le tempérament d’un ascète. Plus tard, Psellos lui reprochait, non sans amertume, de regarder de haut sa culture d’humaniste et de n’avoir que mépris pour les belles improvisations, le style cadencé et les profondes réflexions qui étaient pour lui le charme suprême 2. « Je ne parle pas, dit-il, pour dénigrer, mais ce que je trouve étonnant, c’est de ne pas pouvoir’te fasciner 3. » Et dans la même lettre, il comparaît son universelle curiosité qui ne lui permettait d’ignorer aucune des sciences humaines à la profonde sécurité de Michel Cerularius, dont la raideur dogmatique semblait être la « science » et « la sagesse » mêmes, et qui tranchait toutes les questions « comme s’il eût possédé les tablettes de Jupiter 4 ». Il ne faut pas douter que cette tendance au mysticisme transcendantal ne lui soit venu de sa première éducation.

Et pourtant, avant d’en arriver là, Michel Cerularius traversa, comme bien d’autres, sa période mondaine. Il paraît certain qu’il ne s’était pas d’abord destiné à l’Eglise. Grâce à la situation de sa famille, il alla à la cour ainsi que son frère et y exerça peut-être un emploi 5. Mais sa fortune ne fut pas de longue durée, car à peine débutait-il dans la vie politique qu’il se révéla comme un dangereux conspirateur.

On était alors en 1040, sous le gouvernement oppresseur de Michel le Paphlagonien et de son frère, le terrible moine Jean l’Orphanotrophe. Un complot se trama, dans lequel entrèrent quelques-uns des principaux habitants de Byzance :

\ . Psellos, t. I, Omis, fun., p. 312 : « Tôiv iroXtxixioxéptov jj.e0Épevoî itpdÇewv xüv

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