‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 85 sur 324 · Id · texte numérisé non relu

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et cet aveu, glissé dans une oraison funèbre, nous permet d'apercevoir la réputation que Michel Cerularius devait à son premier complot. Michel Y le tint donc à l’écart, « comme s’il eût hérité à son endroit de la haine et de la tyrannie de son prédécesseur 1 ». Mais le jeune moine qui revenait d’exil avait appris à ses dépens que la précipitation est souvent funeste ; il affecta donc de vivre pour Dieu seul et de n'avoir d’autre pensée que la théologie 2. En un mot, il attendit, et il n’attendit pas longtemps.

Au bout de quelques mois, une nouvelle révolution avait renversé Michel V, et le nouvel élu de l’impératrice Zoé, Constantin Monomaque, revenait, comme Michel Cerularius, d’un exil qu’il avait dû aussi à la haine de l’Orphanotrophe 3. Michel Cerularius connaissait Monomaque sans avoir jamais eu de conversation avec lui 4 5. La communauté du sort qu’ils avaient éprouvé les rapprocha. L’un et l’autre désirèrent se connaître, soit pour des raisons politiques, soit simplement par curiosité. Michel Cerularius alla se mêler à la foule qui acclamait le nouvel empereur, à son entrée dans Constantinople; bientôt après, il lui fut amené B. Il est difficile d’apprécier jusqu’à quel point Constantin IX fut sincère dans l’accueil qu’il lui fit. Il semble bien, d’après le double témoignage de Psellos, que l’amitié qu’il conçut pour lui fut réelle. Dans son réquisitoire, il parle des courbettes serviles, « ocveXeiiQepa Xarpefa », auxquelles Michel Cerularius dut sa nouvelle faveur 6. Dans son Oraison funèbre , il insiste sur l’admiration que causa à l’empereur l’apparition de ce jeune homme d’apparence gracieuse, mais avant tout calme et réfléchi. « Voilà, se serait-il écrié, l’homme qui convient

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