Psellos, t. I, Orais. fun., p
2. Léon IX, Will, p. 90 a (26 et suiv.) : « Denique diceris neophytus et non gradatim prosiluisse ad épiscopale fastigium. »
3. Bulle d’excommunication, Will, p. 164 : « O xaTa^pTjtjTixûç iraxpiàp^ç, ô
VEÔcpUTO?. »
vînt à son caractère ». Il l’avait nommé son « familier et son commensal, ou. cop6cpt,oç xal 6u.ooiai.TOs » *. Ces vagues attributions lui permirent d’acquérir sur l’esprit du prince une grande autorité. Bientôt, s’il faut en croire Psellos, Michel Cerularius devint l’hôte assidu de l’empereur. Il eut ses entrées dans les parties les plus secrètes du palais et devint un des ministres les plus influents \ L’opinion publique, très vivante dans cette ville en plein moyen âge, s’était montrée incertaine à son égard : elle lui revint entièrement 1 2 3. Tous les parents que Michel IY avait compris dans sa disgrâce, furent rappelés à Constantinople à divers intervalles 4. En un mot, Michel Cerularius et le parti qui l’avait soutenu dans sa conjuration triomphèrent. Jamais peut-être sa faveur et son autorité ne furent mieux assises : son pouvoir se confondait avec celui de l’empereur.
Quel était le domaine où pouvait s’exercer sa toute-puissance ? Il était aussi vaste que l’ensemble du gouvernement. L’empereur lui confia, dit Psellos, les affaires « divines et humaines 5 ». Il faut entendre par là que sa compétence s’exerçait aussi bien en matière ecclésiastique qu’en matière civile. L 'Oraison funèbre l’aflirme. « Il devint, dit-elle, comme un lien entre des domaines si éloignés 6 7. » Il traitait les affaires temporelles avec grâce et bienveillance ; dès qu’il
s’agissait au contraire des affaires de l’Eglise, il était plein de prudence et de circonspection \ Il parvenait même, par son influence, à métamorphoser le caractère léger de l’empereur. Constantin IX avait pour ses conseils de la déférence 8, au fond de laquelle se cachait peut-être une certaine crainte de