Sathas, Bibliotheca medii ævi , t. VII, p
autre endroit qu’avant d’être patriarche, il reçut la dignité de « syncelle » *, c’est-à-dire la première dignité dans l’Église de Constantinople après celle de patriarche. Or, les syncelles, secrétaires du patriarche et des autres métropolites, avaient toujours rang d’évêque 1 2; il est donc probable que de moine, Michel Cerularius devint directement évêque sans passer par les autres degrés de la hiérarchie et qu’il était syncelle de 1 Eglise de Byzance lorsque s’ouvrit la succession du patriarche Alexis. C’était donc bien un néophyte, mais comme évêque et non comme patriarche. Sa promotion fut sans doute entachée de quelque irrégularité, mais Constantin IX ne se serait pas senti assez fort pour braver l’opinion au point de nommer patriarche un simple moine, sans aucune transition. Ajoutons que l’accusation portée par Léon IX est très vague. Il se contente de dire que Michel Cerularius « a la réputation » d’être un néophyte 3 4. N’est-il pas vraisemblable que si, comme autrefois Photius, il avait été porté du premier coup au patriarcat, ses ennemis n’auraient pas manqué d’insister davantage sur cette illégalité? Psellos, aussi ardent pour le blâme dans son réquisitoire, qu’il le fut pour l’éloge dans son Oraison funèbre, Psellos réduit, pour ternir la gloire de Michel Cerularius, à invoquer le témoignage de ses domestiques, ne se serait-il pas jeté avec avidité sur un si beau prétexte d’accusation?
Enfin, c’est sur un argument plus positif encore que peut s’appuyer l’affirmation de la chronique anonyme. Dans Y Oraison funèbre de Cerularius, Psellos, désireux de peindre la grande autorité de son héros à la cour de Constantin IX, s'exprime ainsi : « Le synode n’était pour lui ni une mesure ni une borne. — ’Exslvw oe oùy elye pixpov oùS’ opov r\ o-évoôoç \ » Le synode dont il s’agit est évidemment cette assemblée d’évêques qui formait le conseil permanent, « «tuvoôoç