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7 Christophoros de Mitylène, pièce LX, p. 37.
depuis le jour où il l'avait rencontré pour la première fois '. La seule difficulté à vaincre n’aurait été que la résistance du nouveau dignitaire; mais les formalités nécessaires à son élévation n auraient pas été plus compliquées que celles employées par Basile II pour installer sur le trône le dernier patriarche, Alexis. Il le choisit simplement à son lit de mort, comme jadis son prédécesseur Jean Tzimitcès avait choisi le moine Basile à la mort de Polyeucte 1 2. De synode d’évêques, d élection populaire pas la moindre trace. Mais il est bon de le rappeler : une oraison funèbre n’est pas un récit d’histoire ; dans son éloge, Pscllos se proposait de vanter les vertus de Michel Cerularius, non de décrire les institutions de Byzance et de remémorer à ses contemporains des détails connus de tous. Il faut ajouter qu’il a pris soin d’atténuer les discordances qui auraient pu rendre trop disparate le portrait de son héros : il est donc bon d’en appeler de V Oraison funèbre au Réquisitoire et de compléter l’une par l’autre.
En deux endroits de ce pamphlet, Psellos fait allusion aux conditions singulières dans lesquelles Michel Cerularius aurait été nommé patriarche et, quoiqu’il en parle par prétérition, son opinion n’en est pas moins très claire et il affirme que cette nomination n’a eu lieu qu’à la suite de marchandages et d’intrigues. « Je ne parle pas, dit-il, des promesses qu’il a faites, de la corruption qu’il a exercée sur les électeurs et du caractère de son élection, euaYyeAiav, tôv SsxaTpôv, ttiv -}T,cpov 3. » A la fin du discours, il est encore plus explicite : « Je n’ai pas voulu revenir sur ta vio passée, dit-il en s’adressant à son accusé, ni sur les conditions dans lesquelles tu es arrivé à l’archevêché, ni à la suite de quelles promesses ; je tairai ce qui a été divulgué depuis et à la vérité on ne sait pas encore la plupart de ces choses inavouables 4. *>