Zonaras, XVII, 22; Cedrenus, II, pp
3. Telle est l’opinion de Gfrorer, Byzantinisclie Geschichlen, t. III, p. 627.
ecclésiastiques et en particulier celle des fonctionnaires financiers de l’église Sainte-Sophie. Cette opinion ne peut s’appuyer sur aucun témoignage 1 .
Si Michel Cerularius a transigé avec quelqu’un, ce n’est donc pas avec Constantin IX, c’est plutôt avec ses électeurs. Ainsi s’explique le passage mystérieux du Réquisitoire qui complète les détails de V Oraison funèbre. Favori et en quelque sorte ministre de l’empereur, Michel Cerularius était destiné par la volonté impériale à monter sur le trône patriarcal. Ce n’était donc pas Constantin IX qu’il s’agissait de gagner, mais plutôt ceux qui avaient charge d’élire le patriarche. Quels étaient ces électeurs? Sans doute les métropolitains du patriarcat qui formaient le « synode permanent », peut-être tout le clergé de la Grande Église, qui élut d’après les chroniqueurs, le successeur de Michel Cerularius, Constantin Lichudès 2. Il est probable d’ailleurs qu’il ne faut pas attacher une extrême importance à ces accusations haineuses dont Psellos est si prodigue; en grossissant les faits il est arrivé à changer en corruption électorale de simples démarches qui devaient avoir pour unique résultat de mettre la volonté des évêques en harmonie avec celle de l’empereur 3. Ce qui demeure certain, c’est que, quelle qu’ait été la forme de cette élection, cette volonté-ci fut prépondérante. Michel Cerularius devint patriarche avec l’agrément de Constantin IX. Après avoir songé à occuper le trône des Césars, il dut se contenter du gouvernement des âmes. Ce n’était pas là certainement l’objet de l’ambition qu’il avait montrée dans sa jeunesse. Néanmoins, établi dans cette haute fonction, il put satisfaire son amour de la puissance et il sut dès le début s’y retrancher « comme
dans une forteresse 4 ». Il prit bientôt dans l’Etat une