‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 96 sur 324 · Bibl. nat., ms. 1182, fol. 132 : « wo-rcep dxpouoXewv · texte numérisé non relu

Bibl. nat., ms. 1182, fol. 132 : « wo-rcep dxpouoXewv

place à laquelle n’avaient jamais aspiré ses prédécesseurs.

Il vint habiter à Sainte-Sophie, où était le palais patriarcal 1 avec toute sa famille. C’est là sans doute l’explication des reproches obscurs que lui adresse Psellos dans son Réquisitoire . Il parle « d’un gynécée, d’absence de mystères, de conversations profanes ». Il dénonce « les cris des enfants, des nourrissons portés sur les bras, un festin de noces, des chants du mariage, un mélange de ce qu’il faut séparer, un temple sacré et une vie mondaine... 2 » Il est exact en effet que Michel Cerularius prit à sa charge les fils du malheureux frère dont la mort tragique fit une si grande impression sur son esprit. Il veilla sur leur éducation et confia leur instruction à ce même Psellos qui devait plus tard lui reprocher sa bonne action, ce qui ne l’empêche pas d’ailleurs dans son Oraison funèbre de revendiquer la gloire de ce choix. Il explique complaisamment « qu’ils vinrent s’abreuver aux sources de ses discours et, après avoir appris l’art de la parole, s’élevèrent jusqu’aux hauteurs de la philosophie 3 ».

A côté de ses neveux vivait aussi sans doute la nièce du patriarche, Eudocie, qui devait être dans la suite impératrice de Byzance 4 5. Elle était la fille de ce Jean Macrobemlitès, qui avait conspiré autrefois avec Michel Cerularius pour lui donner l’empire, et d’une sœur du patriarche B. Elle épousa un des plus vaillants généraux de l’armée byzantine, le futur

1. Le « Patriarchium » était situé en effet tout près de la grande église et communiquait certainement avec elle, comme le prouve l’histoire de la révolte de 1057. U se composait de plusieurs « triclinia » dont l’un, le Thomaïtés, renfermait la bibliothèque des patriarches et avait vue sur le Forum Augustæum, en l'ace du palais impérial. C'est aussi dans cet édifice que se trouvaient les deux tribunaux du patriarche, le Secretum majus et le Secretum minus. (Du Cange, Constanlinop. christ., Il, p. 143.)

2. Bibl. nat., ms. 1182, fol. 146 : « Suouû xiXXa • xi)v yuvatxcimxiv ; x^v xüv •xxxa-Ttexao-pâxow àcpatpEdiv • xiç àviéoouç Èvxu^iaç. ’Atprr.jil xàv x.’XauOp.ov • xwv ppeæüv, xà èvi xf,ç ày xiVr,; VEOytXâ ■ x^v iittyaia; 0o£vT|V • xi È~i6atXâtj.’.x ispiaxa • xô auvitj/xi xà àpuxxx • OsTov vswv xai xoaptxôv èvSixixTrçua... »

3. Psellos, II, lettre CLX, pp. 414-416. Id., Orais. funèbre , pp. 352-333.

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