‹ Le seau enlevéChapitre 16 sur 40 · XL · texte numérisé non relu

XL

A peine tous les puissants héros, dieux d ces fortunés royaumes, se sont-ils assis su leurs sièges tout constellés d'étoiles, qu'aussitôt les tambours et les trompettes annoncent l'arrivée du roi, maître souverain. Cent serviteurs, tant pages que valets, ouvrent la ■ marche; ensuite viennent les courtisans; puis,

paraît Hercule, capitaine de la garde du palais, armé de sa mas-sue.

Ce brave fils d'Alcméne, non encore guéri tout à fait de sa folie, marche devant le roi des dieux, écartant la foule à grands coups de massue : tel on voit un suisse ivre, insolent et brutal, précélant le pape en un jour de fête, casser à l'un les bras, à l'autre la tête.

XLIT

Portant le chapeau et les lunettes de Jupiter, Mercure suit son maître tenant à la main un grand sac où il met toutes les suppliques et requêtes des mortels, qu'il distribue ensuite à deux chaises percées que son père a dans ses cabinets, et où il vient avec grande attention et .soin les signer toutes deux fois par 'our.

Enfin, s'avance Jupiter en grand costume

oyal, la tête couronnée des étoiles qu'on a

• -ouvées; sur ses épaules flotte le manteay

ipérial, qu'il ne porte qu'aux grands jours

' fêtes ; ses souliers sont d'or ; il tient à la

5 j.in son bâton pastoral à crosse ; sous son

, teau il a une veste magnifique dont lui a

^ présent le peuple artiste qui travaille la

j^ ; Ganyméde en porte la queue.

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