‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 100 sur 132 · Rapports. III. Outilleurs eu bois, p · texte numérisé non relu

Rapports. III. Outilleurs eu bois, p

4, Rapports... II. Marbriers, p. 22.

Hore

en établissant entre les ouvriers des relations de solidarité. Ces syndicats décideraient de l’opportunité et de la justice des grèves que la caisse sociale soutiendrait, dirigeraient l'instruction professionnelle, se prononceraient dans les litiges relatifs à la fixation des salaires, des tarifs, répondraient aux enquêtes et s’occuperaient de toutes choses touchant aux intérêts généraux des travailleurs d’une industrie. Dans l’état actuel de la législation, le rôle de ces syndicats est insuffisant ; ils ne vivent que par la tolérance de l’administration et l’incertitude de l’avenir fait qu’il n’ont encore pu aboutir qu’à des résultats illusoires : leur reconnaissance par la loi est nécessaire pour qu’ils puissent utiliser la Loi sur les coalitions (1).

Les délégués ne conçoivent pas cependant les chambres syndicales comme des instruments de lutte de classes : ils insistent sur la nécessité de mettre fin à cet antagonisme entre patrons et ouvriers qui provient souvent du conflit d'intérêts mal entendus. Ils désirent la concorde, l'entente et ils croient que des organisations ouvrières et patronales pouvant discuter les litiges professionnels éviteront les conflits,seront les agents du bien-être général de toutes les industries et de la

paix sociale (3).

Si tous les délégués ont donné les premières places

à l'extension du droit de réunion et à la possibilité de

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