Rapports... Bijoutiers, 18, ferblantiers
peu appliquée que celle de 1851 sur l'apprentissage, surtout dans la petite industrie (1). L’inspection du travail que des décrets ont essayé d'organiser est vaine, car les industriels sont prévenus des tournées trop rares des inspecteurs. Mais toute Ia législation ne pourra pas empêcher le travail prématuré : « Ceux qui s’irritent contre les parents assez dénaturés pour exploiter les forces de leurs enfants en bas âge, écrivait Jules Simon aux délégués, n’ont qu'à se souvenir que la plupart du temps, on n'a eu Le choix qu'entre le travail prématuré, qui peut devenir homicide, et.le manque de pain, qui ne peut pas l’être (2). » Beaucoup ne demandent donc qu’une limitation du travail, qui serait interdit aux enfants de moins-de 12 ans, limitation conçue de façon à ce que les jeunes ouvriers puissent aller à l’école ou aux cours du soir.
Comme en 1862, et avec les mêmes arguments, les rapports s'élèvent contre la durée excessive de la journée de travail imposée par les patrons. Ils demandent, ici encore, à cause de l'insuffisance des initiatives particulières, l’intervention de la loi pour qu’on laisse aux travailleurs le temps de se développer et de s’instruire, et la production n’y perdra rien. La question de l'hygiène des ateliers est posée souvent: les délégués demandent au pouvoir d’agir sans retard pour que les ateliers soient aérés, ventilés, pour que l’usage
de produits nocifs, plomb, arsenic, etc..., ou les pra-