‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 115 sur 132 · Moniteur, 19 février · texte numérisé non relu

Moniteur, 19 février

de « ce contrat de confiance qui ouvre aux serviteurs et à l’ouvrier les portes de la maison du maitre ». Le Sénat passa à l’ordre du jour sur cette pétition, sans discussion, comme il fit encore en 1865 à propos d’une nouvelle demande, En 1867 le Sénat reçut de nouvelles protestations émanant d'ouvriers typographes : plus de 2.700 avaient signé la pétition. Pour eux l’article 1781 était « un obstacle au rapprochement sympathique des diverses classes » et froissait l’honneur des ouvriers. Mais le rapporteur, M. Lefèvre-Duruflé, d’accord avec le Sénat opposa à la demande des ouvriers la nécessité d’une hiérarchie (1) et conclut au rejet de la pétition.

Les délégués de 1867 protestèrent souvent dans les rapports (2) ou dans leurs réunions contre cette espèce d’ « infériorité morale dont la loi semble vouloir frapper les travailleurs », et demandèrent la suppression de ces dispositions particulières « contraires aux principes les plus légitimes de l’égalité et du suffrage universel (3) ». Dans l’entrevue que les délégués eurent avec le ministre du Commerce, qui avait repoussé comme rapporteur la pétition adressée au Sénat en 1863, le secrétaire de la commission ouvrière Tartaret trouva des arguments piquants contre cet article 1781 (4).

Le gouvernement céda à ces demandes. M. Devinck

1. Mon., 22 mai 1867, p. 609. Voir une protestation contre le rapport Lefëvre-Duruflé, dans le Journal des Econ., septembre 1867, p. 418,

2. Rapport... t. L. Fondeurs en cuivre, p.16, ébénistes, p. 39, elc

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