Cf. Exposé des motifs, 8 3, Dalloz
3. Exposé des motis, $ 4, D., 68.4.94 ; ; rapport, $ 1, ibid., p, 95.
riels ayant occasionné la mort ou une incapacité per-
manente de travail (4).
Si les délégués avaient vu dans l’organisation syndicale le moyen d'améliorer le sort des travailleurs, ils s'étaient aussi rendu compte qu'ils n’y arriveraient que lentement, par des conquêtes progressives. De là résulte que les partisans les plus déterminés de l’abstention du pouvoir, ont fait appel à la loi quand il s’est agi de porter remède à des souffrances immédiates, ou de modifier certaines réglementations qui ne leur paraissaient pas équitables. Dans son rapport à l'Empereur sur les vœux émis par les délégués ouvriers, le ministre du Commerce annonce que la loi sur l’enseignement primaire ayant déjà réalisé un de leurs désirs, d’autres projets sont en préparation sur la plupart des points signalés dans l’entrevue de janvier: « Plusieurs des questions indiquées dans les rapports des délégués étaient déjà à l'étude et recevront une solution prochaine. Je citerai notamment les dispositions relatives à l’enseignement technique et aux cours professionnels qui sont compris dans un projet de loi soumis en ce moment au Corps législatif.
« Le Conseil d'État est saisi également de l’examen des diverses modifications opposées à la loi de 1841, sur le travail des enfants dans les manufactures et ces modifications régissent sur la loi relative à l’apprentissage. »
Mais les dernières années de l’Empire sont remplies
1. Exposé des motifs, $ 5, D., 68.4,94; raport, $ 5, ibid., pp, 97.
par les discussions politiques, par les hésitations du pouvoir n'osant ni revenir sur les promesses faites, ou réduire les réformes libérales déjà accordées, ni adopter délibérément le régime parlementaire, par les appels à la révolution des partis socialistes et républicains, par les inquiétudes pour le maintien de la paix.
L'Empereur sent la masse des électeurs lui échapper. Les uns «en voulaient au pouvoir personnel de se perpétuer alors qu'il n'avait plus la force de s'imposer ni l’autorité d’inspirer confiance (1) ». Les ouvriers, mieux organisés," groupés autour des fédérations et guidés par l’Internationale, se croient capables d’accomplir par eux-mêmes leur affranchissement économique et se joignent aux opposants pour exiger plus de liberté politique. Ce sont eux que l'Empire cherche à ressaisir. Il hésite à retirer les réformes libérales qui ont facilité les polémiques des individus ou des journaux, indépendants ou hostiles, « qui ont créé dans un certain milieu une agitation factice et fait reparaître des idées et des passions que l’on croyait éteintes (2) ». Il craint l’usage des libertés politiques accrues. Essaierat-il par de nouvelles concessions particulières aux travailleurs des villes qui lui deviennent de plus en plus hostiles, de s'assurer encore leurs suffrages? C’est maintenant une chose difficile : « Le Second Empire, écri-