‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 122 sur 132 · Cf. E. Ollivier, op. cit., t. XI, p. 9 ets · texte numérisé non relu

Cf. E. Ollivier, op. cit., t. XI, p. 9 ets

2. Discours de l'Empereur à l'ouverture de la session législative de 1869. À la fin de l'année 1868, les journaux bonapartistes, le Gaulois» l'Étendard, le Pays, annonçaient la découverte d’un complot et le

retrait des concessions libérales,

vait Allain-Targé (1), a donné à la démocratie tout ce qu'un gouvernement fort peut lui livrer de ses privilèges. De tout ce qu'il a pu prodiguer aux classes inférieures, comme on à dit quelque part, de satisfactions matérielles, de bien-être matériel, il a fait largesse. Que peut-il done abandonner encore ? Beaucoup moins et aussi beaucoup plus... l'égalité politique et la liberté. »

Aussi la question qui domine toutes les autres, est la question politique. Les partis ouvriers se mêlent à cette lutte, et les revendications économiques passent au second plan.

Aucune des réformes sociales annoncées ne put être menée à bonne fin et l’Empire ne laissa que des travaux préparatoires ou des projets de loi sur les points de la réglementation du travail où les délégués avaient

montré la nécessité d’une législation nouvelle.

Conformément au désir si souvent exprimé par les représentants élus des ouvriers (2), par des économistes libéraux (3) et par plusieurs pétitions adressées au Sénat (4), un projet fut soumis au Conseil d'État pour abroger ia législation imposant aux ouvriers l’obligation du livret. L'Empereur ne jugeait pas inutile d’ap-

puyer lui-même cette réforme, dans une assemblée

Page 1