‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 124 sur 132 · Fribourg... op. cit., p · texte numérisé non relu

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sections dans tous les pays, d’agiter cette question partout où l'Association Internationale des Travailleurs sera établie (1). »

Le gouvernement du Second Empire ne s'était pas montré jusqu'alors très favorable à une législation Hmitant la durée de travail des adultes. Malgré diverses pétitions qui avaient signalé l'inobservation constante de la loi du 9 septembre 1848, le pouvoir n’était intervenu que pour permettre aux industriels de la soie, par le décret du 31 janvier 1866, d’allonger d’une heure par jour, pendant soixante jours par an, la journée de travail (2). En 1867 et 1868, des pétitions signalent encore de nouvelles violations de la loi. Mais le gouvernement n'intervient pas pour la faire respecter.

Le principe d’une limitation légale de la journée du travail des adultes étant repoussé au nom du respect dû à liberté des contractants qui sont majeurs et libres de disposer d'eux-mêmes, ce même argument ne pouvait être appliqué aux mineurs. Souvent déjà l'inobservation de la loi de 1841 avait soulevé des protestations. Une Société de Protection des apprentis et des enfants des manufactures, autorisée par un décret du 6 décembre 1866 et par un arrêté du préfet de police du 6 janvier 1867, s’efforçait vainement de faire respecter les réglementations de l'apprentissage et du

travail des enfants (3). Jules Simon au Corps législa-

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