‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 25 sur 132 · Proudhon. Correspondance, tome IV, p. 224, édition · texte numérisé non relu

Proudhon. Correspondance, tome IV, p. 224, édition

AOL lièrement sa politique sociale a dà leur être subordonnée. Aussi, quels qu’aient pu être les ambitions et les goûts de Louis Bonaparte, il lui fallait paraître décidé à accomplir dès son arrivée au pouvoir l’œuvre qu'ils attendaient de lui, c’est-à-dire écraser les menées républicaines et rétablir l’ancien ordre des choses, troublé par la Révolution de Février. A la crainte de mécontenter les anciennes classes dirigeantes, s’ajoutait une pression exercée sur Louis Bonaparte par les puissances étrangères craignant que l’avènement d’un régime vraiment démocratique, n'ait à l'étranger des répercussions semblables à celles qui avaient suivi 1830 et 1848. Aussi, avant de reconnaître La nouvelle forme du gouvernement, elles en exigèrent presque des garanties. «C’est dans cet ordre d'idées (pousser Louis Bonaparte à établir un gouvernement conservateur pour «rassurer les anciens souverains et les disposer à l’admettre des leurs »), que je travaille par l'intermédiaire de Flahaut, à lui faire comprendre qu'il est de son intérêt d’inspirer confiance à l’Europe, de faire oublier ce que son avènement a d’irrégulier et d’inquiétant, et à cet effet de donner à son pays des institutions aussi conservatrices que possible (1). » Il n’est donc pas étonnant que la législation ouvrière des premières années du Second Empire, ait eu pour caractère d’être répressive et d’être un essai de reconstitution de l’ancien ordre de chose économique.

Ayant pour mission d’anéantir toute l’œuvre sociale

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