‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 27 sur 132 · TÉ · texte numérisé non relu

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..classe ouvrière qui ne sépare guère ses revendications économiques de l’affirmation de ses droits politiques, n'ait craint d'y laisser croître d'opposition, et n'ait pas

. tardé à sévir contre elles.

Avant le 2 décembre, le gouvernement avait déjà pris des mesures de sûreté à l'égard des sociétés de secours mutuels, et par le décret du 14 juin-9 juillet 1851 il en avait organisé la surveillance. Ce décret exige non seulement qu’elles communiquent à l’administra-

. tion, quand elles en seront requises, les procès-verbaux de leurs réunions, leurs registres et leur comptabilité (tenue dans la forme fixée par Le ministre), mais qu’elles fournissent annuellement au maire de la commune où elles ont leur siège, un état de leur situation. Ce même décret ajoute aux causes de dissolution l’inobservation

des règles nouvelles. Cependant, au coup d’État, les

. groupements mutualistes dont le caractère politique ou professionnel n’est point trop apparent, semblent

devoir rester en dehors des poursuites et paraissent

| devoir profiter de la neutralité, certains même de la bienveillance, du nouveau régime.

Le décret du 26 mars 1852 rendu sous la dictée du

Prince Président (2) indique d'une manière très nette l'attitude que le gouvernement se propose de prendre à l’égard des sociétés de secours mutuels, et la circulaire ministérielle du 29 mai précise encore : le Gou-

vernement veut non seulement favoriser ces sociétés,

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