‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 28 sur 132 · Rapport Pérsigny. Mon., 28 mars · texte numérisé non relu

Rapport Pérsigny. Mon., 28 mars

Hu Mais contribuer directe:nent à leur vulgarisation ; cependant il n’entend pas réserver à quelques-unes le «monopole de l'assistance et il ne semble pas s'opposer

à ce que des sociétés indépendantes libres se constituent et continuent à fonctionner.

Ge décret encourage les sociétés de secours mutuels en établissant un type spécialement favorisé, les sociétés approuvées. En créant cette forme nouvelle, le gouvernement espère pouvoir utiliser dans l'intérêt de sa politique les groupements mutualistes qu’ « il à voulu élever à la dignité d'institutions publiques » (1). Son but étant de faire dévier à son profit le mouvement professionnel qui, pour se développer, empruntait de plus en plus la forme mutualiste, il s’efforce d'attirer les classes ouvrières par des avantages considérables dans des organisations qu'il serait à même de surveiller et de diriger. Les pouvoirs de tutelle organisés par le décret pour les sociétés approuvées sont très grands : par ordre, dans toutes les localités qui en seraient sus- ceptibles, le maire et le curé doivent joindre leurs influences pour créer une société du type nouveau. Les ressources de ces sociétés, provenant de cotisations dont le montant serait réglé d’après des tables officielles de mortalité, seront accrues des versements des membres honoraires, et déposées quand elles atteindront un. certain chiffre à la Caisse d’Épargne ou à celle des Dépôts et Consignations. Mais les statuts devront limiter le

‘but de La société, au paiement des frais funéraires, ou

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