‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 55 sur 132 · Mégissiers, p · texte numérisé non relu

Mégissiers, p

3. Relieurs, p. 29, « De nos jours, la liberté du travaila produit la concurrence qui se fait de manière tellement déloyale qu’elle entrave la marche ascensionnelle du progrès qui devrait en résulter et com- : promct particulièrement l'avenir de notre métier. Cette concurrence qui pousse les patrons à se faire entre eux une guerre acharnée, les oblige pour la soutenir à calculer la quantité de travail qu’un ouvrier peut produire en lui donnant un certain salaire... Le patron qui s’aperçoit que l'ouvrier (quand il travaille à la tâche), gagne plus qu'à la

journée, diminue les prix convenus sans tenir compte que l’ouvrier à

Aussi, pour défendre l'industrie nationale et pour refréner cette concurrence dans ce qu’elle a d’abusif et de périlleux, le meilleur moyen sera d'améliorer le sort des ouvriers, « Le motif qui nous guide, disent les tanneurs exposant les vœux de leur profession, est moins le bien-être pécuniaire et particulier de chacun de nous, que le bien-être général de notre industrie, que la sécurité sociale elle-même ; car perpétuez cet esprit d’égoïsme, de mercantilisme, de concurrence... et non seulement notre industrie périclite, mais encore l’individualité honorable disparaît, le chaos social se fait, la nation s’avilit (1). »

Mais par quel moyen y remédier ? Par la liberté, par l'égalité de tous, patrons et ouvriers, devant la loi, qui doit être la même pour tous, et dont tous doivent pouvoir faire usage. « Liberté pour tous, point d’entraves, disent les cordonniers (2), et l’industrie française sera la première du monde. »

Cette conclusion, ils la rapportent d’Angleterre où

ils ont eu le loisir de comparer à leur sort la situation

travaillé un plus grand nombre d'heures. La quantité produite aux pièces sert de base pour le travail à la journée. »

Pour les effets de salaires trop bas: « Abaissez les salaires et le produit du travail s'en ressenura et suivra sa marche descendante ; élevezles au contraire, et assurez à l'ouvrier une rétribution raisonnable, en rapport avec ses besoins, vous aurez le droit d'exiger et vous obtiendrez des produits satisfaisants. Observations... sur la question de salaire des ouvriers typographes, 1861, p. 14; de même dans Corbon. Le secret du peuple de Paris, p.

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