Bronziers, p
2. Cf. Rapports des gantiers, 128, charrons-forgerons, 104, brone
ziers, 664, mécaniciens, relieurs.
pour faire cesser leur isolement. « Il ne sert à rien, disent les bronziers, de nier les corporations quand leur existence se révèle en toute circonstance, et le fait même de notre mission à Londres en est la preuve incontestable. Nous avons été envoyés, et nous parlons ici au nom des corporations. Donc les corporations existent à l’état latent, inorganique si l’on veut, mais enfin elles existent, et elles continueront d’exister tout simplement puisqu'elles sont nécessaires (1). » Ces sociétés constitueraient le centre administratif du métier et seraient le siège des institutions corporatives, sociétés de secours mutuels, caisses de chômage, offices de placements, etc. Elles régleraient l’apprentissage et surtout faciliteraient l’enseignement professionnel aux apprentis et aux adultes. Comme institutions de paix sociale, elles entreraient en rapports avec les groupements patronaux, auxquels elles feraient équilibre (car les délégués demandent pour les employeurs la même liberté légale d'association), et elles éviteraient les grèves en discutant avec eux et en réglementant d’un commun accord toutes les questions relatives au travail (2). Enfin, elles seraient qualifiées pour donner leur avis dans les enquêtes administratives ayant trait à la condition des ouvriers (3).
D’autres délégués craignent au contraire que ces