Charrons-forgerons, gantiers, p
3. Sculpteurs, 35, mécaniciens. Les relieurs font de la société corporative « l'interprète des besoins sociaux auprès du gouvernement
par voie de pétition ».
organisations indépendantes de patrons et d'ouvriers, au lieu de se faire équilibre et d'aboutir à des ententes, ne deviennent une source constante d’antagonismes. Aussi ils proposent la réalisation de « l’unité corporative » par la création de syndicats mixtes (1), que les rapports appellent tantôt chambres syndicales, tantôt syndicats corporatifs, composés en nombre égal de patrons et d'ouvriers élus. « Cette commission fixerait la journée minimum pour une période déterminée. elle organiserait une bibliothèque-école, surveillerait la maison de placement, ainsi que l'éducation professionnelle des apprentis dont elle déterminerait le nombre dans les ateliers, et, après les avoir examinés à leur sortie d'apprentissage, dirait s’ils ont droit ou non à la journée minimum... Cette commission pourrait devenir une chambre consultative chaque fois que le tribunal civil, le tribunal de commerce, ou le conseil de prud'hommes, aurait à rendre quelque décision importante sur l’art industriel (2). »
Un système intermédiaire d’association corporative est proposé par d’autres rapports (3). Il s’agit encore d’un syndicat mixte, comprenant des représentants de toutes les spécialités du métier, qui serait chargé
d'établir un tarif obligatoire et d’étudier des lois
1. Imprimeurs en taille-douce, selliers, p. 119, sculpteurs ornemanistes. Cf. Brochures Ouvrières. L'organisation du travail par les corporations nouvelles, 1861, p. 27.