‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 61 sur 132 · Sculpteurs ornemanistes, p · texte numérisé non relu

Sculpteurs ornemanistes, p

3, Menuisiers en voitures, 66, bailleurs, 352, tourneurs en chaises, 531,

passementiers, 756,

concernant le travail. Mais des sociétés de secours mutuels corporatives, indépendantes, assureraient les services d’assistance, de retraites, de chômage et de placement.

Dans l’un et l’autre systèmes, ces chambres mixtes seraient des organes permanents de conciliation et même d'arbitrage: en Angleterre les délégués avaient pu apprécier le fonctionnement des conseils de concilialion, analogues à celui que l’industriel Mundella avait fondé à Nottingham et que les ouvriers belges avaient rapidement imité à Morlannes et à Mariémont, sous le nom de chambres d’explications.

Mais dans ces rapports des délégués, d’autres vœux sont formulés. Beaucoup de corporations réclament une modification des conseils de prud'hommes ; elles désirent surtout en voir multiplier le nombre pour que des membres de chaque profession siègent dans les conseils et soient des juges vraiment compétents. « Il existe 400 professions dans le département de la Seine, disent les sculpteurs; elles ne sont représentées que par 52 ouvriers et 52 patrons dont plusieurs appartiennent à la même profession, comme cela a lieu dans l’ébénisterie et dans l'imprimerie. Ainsi dans l’imprimerie, les relieurs et les lithographes ne parviennent jamais à élire un prud’homme de leur profession, les typographes l’emportant par le nombre (1). » D’autres demandent qu’on applique à l’électorat et à l’éligibilité aux fonctions consulaires, les mêmes règles que

1, Relieurs, sculpteurs, p. 35, et Brochures Ouvrières. L'organisation du travail... p, 22 à 27,

pour les élections politiques, et spécialement qu’on cesse de classer les contremaîtres parmi les ouvriers, Is demandent encore une procédure plus rapide, comme en Angleterre, pour le paiement des salaires contestés par les patrons (1).

Les ébénistes en nécessaires demandent l’abrogation de la loi sur les livrets, comme étant « inconstitutionnelle et immorale: inconstitutionnelle parce qu’elle forme deux classes de la société française ; immorale parce qu'il est immoral que d’honnêtes travailleurs soient soumis à la surveillance de la police (2) ». Les imprimeurs en taille-douce voudraient qu’on transforme le livret en une institution vraiment utile en en faisant la preuve de l’apprentissage.

Les délégués de certaines professions où l’on travaille par ateliers peu nombreux, et qui éprouvent à cause de cela plus de difficultés pour s'unir afin de faire adoucir les conditions de leur travail, demandent une réglementation limitant à dix heures la durée de la journée (3), et que des conditions d’hygiène soient imposées aux locaux industriels (4).

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