‹ Le Second Empire et la Législation OuvrièreChapitre 67 sur 132 · Cité par E. Ollivier, op. cit, &. 6, p · texte numérisé non relu

Cité par E. Ollivier, op. cit, &. 6, p

l'initiative des réformes sociales. M. Et. Lamy à admirablement analysé cette politique d’équilibre que l’on voulait inaugurer : « Par cela même que les revendications sociales ne se coalisaient pas avec les revendications politiques, tout péril était écarté. Plus le gouvernement accorderait d'indépendance aux ouvriers, moins ils auraient besoin de lier partie avec les républicains. Mieux ils seraient organisés, plus ils seraient prêts à soutenir des candidatures ouvrières ; elles diviseraient les voix opposantes, elles aigriraient les rivalités entre les républicains et Les prolétaires, et si les ouvriers ne deviennent pas les amis de l’Empire, ils deviendraient au moins les ennemis de ses ennemis. Plus, enfin, leurs espérances paraitraient dangereuses aux classes pourvues de richesses, plus le gouvernement se trouverait affermi. À mesure que la bourgeoisie craindrait davantage pour ses richesses, elle se sentirait moins ardente pour la liberté, la pour la ramène-

rait à l’obéissance (1). »

Page 1