‹ Le Second Mari, comédie en trois actes et en versChapitre 20 sur 44 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

Olll'DOXKK.

Quoi ?

JOLLIVET

tartes , d’après cela ,

Il est clair... je le vois, c’est tout un cours à faire; On l’a mal commencé. Vols-Lu, dans cette aiïaire, Aimer n'est lien du tout , si , préalablement ,

La femme ne sait pas qu’on l’aime.

DIEUDONNÉ

Mais , comment?

JOLLIVET

Dame ! en le lui disant.

DIEUDONNÉ

Moi t que J’ose lui dire !..

JOLLIVET

Ou , quand on ne sait pas parler, on sait écrire. DIEUDONNÉ.

Écrire, dites-vous? Ainsi, vous me donnez Le conseil. . .

JOLLIVET

Puis, on a les moyens détournés.

On a les petits soins et les galanteries ,

Ces mille petits riens , toutes ces niaiseries ,

Qui touchent cent fois plus les femmes, que Défont Le cœur le plus épris, l'amour le plus profond.

J'en ai fait, dans le temps, la liste analytique,

Avec notes, renvois, et table alphabétique ;

C’est un traité complet. Je te le prêterai ;

Tu t’en pénétreras. *

DIEUDONNÉ

Ou moins , je bûcherai.

JOLLIVET

Et moi. Je le réponds qu’avec un peu d'étude...

DIEUDONNÉ

Jusque- IA , pas un mot l

JOLLIVET

Sois sans inquiétude.

DIEUDONNÉ

Car je dois ajouter que, depuis ce malin ,

Je ne reconnais plus Courville : il est certain Que ses façons d’agir, franches et dégagées,

Depuis ce momcnt-là , sont tout-à fait changées :

On dirait qu’il m’en veut

JOLLIVET

T’en vouloir 1 Et pourquoi ?

Pour cc'refus ? En somme , il ne fait tort qu’à toi.

Page 1