ACTE II, SCÈNE
Olll'DOXKK.
Quoi ?
JOLLIVET
tartes , d’après cela ,
Il est clair... je le vois, c’est tout un cours à faire; On l’a mal commencé. Vols-Lu, dans cette aiïaire, Aimer n'est lien du tout , si , préalablement ,
La femme ne sait pas qu’on l’aime.
DIEUDONNÉ
Mais , comment?
JOLLIVET
Dame ! en le lui disant.
DIEUDONNÉ
Moi t que J’ose lui dire !..
JOLLIVET
Ou , quand on ne sait pas parler, on sait écrire. DIEUDONNÉ.
Écrire, dites-vous? Ainsi, vous me donnez Le conseil. . .
JOLLIVET
Puis, on a les moyens détournés.
On a les petits soins et les galanteries ,
Ces mille petits riens , toutes ces niaiseries ,
Qui touchent cent fois plus les femmes, que Défont Le cœur le plus épris, l'amour le plus profond.
J'en ai fait, dans le temps, la liste analytique,
Avec notes, renvois, et table alphabétique ;
C’est un traité complet. Je te le prêterai ;
Tu t’en pénétreras. *
DIEUDONNÉ
Ou moins , je bûcherai.
JOLLIVET
Et moi. Je le réponds qu’avec un peu d'étude...
DIEUDONNÉ
Jusque- IA , pas un mot l
JOLLIVET
Sois sans inquiétude.
DIEUDONNÉ
Car je dois ajouter que, depuis ce malin ,
Je ne reconnais plus Courville : il est certain Que ses façons d’agir, franches et dégagées,
Depuis ce momcnt-là , sont tout-à fait changées :
On dirait qu’il m’en veut
JOLLIVET
T’en vouloir 1 Et pourquoi ?
Pour cc'refus ? En somme , il ne fait tort qu’à toi.