‹ Le Second Mari, comédie en trois actes et en versChapitre 32 sur 44 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Il-» COI R' 11. LE , puis DIEUDONNÉ , ensuite TOM.

Mme COCIt VILLE, i»«k à «Iroilr , n piniwant sortir dW profot«d*

Il est parti I la nuit entière s'est passée Depuis, et chaque Instant ramène ma pensée Sur ce mot, — mot affreux . et dont , en ce moment . Mon coeur conserve encor le retentissement.

Tristes pressenilmcns! horrible inquiétude!

Dcvais-tu prendre, hélas! celte fière altitude .

Pauvre femme! tu crus te relever ainsi ,

Et cet homme à présent te tient à sa merci.

DIEUDONNÉ, entrant p«r le fond

Pardon de voua troubler, Madame ; mais ma lettre. .. Hier soir, vous avez bien voulu me permettre...

Mme COUBVILLB.aelew».

Ah! c’est vous, Dieudonné?

DIEUDONNÉ

Je n’y puis plus tenir l ll" # COÜRVILLE.

C'est Juste ; J’cn avals perdu le souvenir ;

Des raisons... des raisons que je ne puis vous dire , Hier, m’ont empêchée... enfin je vais la lire:

Mais de grâce , calmez cette agitation.

DIEUDONNÉ

Mc calmer! quand ma vie est tout en question t Quand il dépend d’un mot , d’un seul mot, que Je

(meure I

Umr CODBYILLB , bonté.

Fou ! — Tout s’arrangera ; revenez tout à l’heure.

(Dieudonné »ort par !• fond. !

M“* COÜRVILLE.

Pauvres enfans , hélas ! car dès long-temps Ici ,

Mon âme a deviné celle d’Isaure aussi .

Et pulsqu’ainsi le sort dispose de ma vie,

Pulsqu’à mon pauvre cœur toute Joie est ravie. Allons, consolons-nous du moins, dans ma douleur, Du bonheur qui me fuit , en m’occupant du leur ; Voyons donc cette lettre.

(Bile U lit tout bas.)

Elle est fort convenable ;

Pour peu que mon mari veuille être raisonnable... J’ai tout Ueu d’espérer... hâtons-nous:

(EU# tonne, Tom jaralt-'

Allez voir ,

Si Monsieur est visible et peut me recevoir.

TOM

Monsieur vient de sortir pour toute la journée , M“* COÜRVILLE.

Quoi t sorti si matin !

TOM

Il fait une tournée.

Et va Jusqu’à Saint-Maur visiter l’atelier Qu’il y vient d’établir.

(Il anrt par ir fond.;

Mme COÜRVILLE , te parlant i »He- même.

Vraiment t — C’est singulier :

D’oh lui vient aujotmTJiui cette sollicitude ?

C’est toujours Dieudonné qu’il avait l’habitude... Pauvre garçon I -- Courvllle est bizarre, vraiment ; Hier , dépossédé de son appartement,

Ensuite , l'Opéra, — ce matin , autre chose.

Je m’épuise à tâcher d’en pénétrer la cause;

Et Courvllle est absent , et ne doit revenir Que ce soir...

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