SCÈNE II
M"* COÜRVILLE , C.OL RVILLF..
t OrnVII-LB , «uuam par le fond , a part.
C’en est fait; Je n’y puis plus tenir :
Je voulais me distraire un peu par cette abseucc , Je ne sais quel instinct secret, quelle puissance Ramenait malgré moi mes pas de ce côté...
Mme COÜRVILLE, apercetaul ton mari.
Commeut ! c’est vous , Monsieur!
cor B VILLE, de mauiaitt- humeur.
Sans doute. . . eu vérité, On dirait que ma vue est une chose étrange.
Est - ce que nia présence a rien qui vous dérange?.. M"* COÜRVILLE.
Je ne dis pas cela , mon ami : seulement Je vous croyais absent pour tout le Jour.
Comment!..
M"' COÜRVILLE.
Votre arrivée, alors , me paraît un peu prompte. COÜRVILLE.
11 parait qu’on vous rend bien exactement compte De ce que je fais.
M"* COÜRVILLE.
Mais...
COÜRVILLE.
Il ne me convient pas ,
Que chez-moi des valets observent tous mes pas ,
Et je dois m’élonner...
M** COÜRVILLE.
C'est cela qui vous fâche ?
COÜRVILLE , l'animant.
Je ne me fâche pas ; mais chacun prend à lâche De me déplaire en tout; J’évitais d’en parler,
Mais rien ue va chez moi comme H faudrait aller. M** COÜRVILLE.
De quoi vous plaignez- vous? quelle étrange querelle? Cette mauvaise humeur...
COÜRVILLE.
Est assez naturelle,
Certes!..
M“* COÜRVILLE.
Tenez , Monsieur, je crois que le moment Çst venu de parler tout haut et franchement.
Cette distraction , cette bizarrerie ,
Cette humeur qui parait chaque Jour plus aigrie ,
Ce fatal changement enfin , que Je vols bien,
Depuis long-temps J’en souffre et Je n’en disais rien: