OLLIVIER
ent, tant que c nodifler, eu favi e gouvernemer M. Emile Ollivi empereur Napc uste envers lui
attitude passé ! avait naguère eiirs, dont il s s Favre, s'agita ées. MM.Hénoi] a Palais-Royal îe trouver en st Picard, qui lût point trop ' le Napoléon III 1 1870, il allait itioDuant son n in.
lant, seul parr
paraissait poii 8. Il conservait, léfendait, comr bre, sa foi répi sait ses paroles
)us le Second '.
liscussioDS par
une influence considé l'opposition, et, qaoit à M. Emile OItivier, i son adversaire, il me [ sa silhouette.
M. Jules Favre Ait i le cbarme de sa toïi mêlait souvent, pour pleins d'une éloqaeD< dans une époque où !'( appels des tribuns, oti 1' n'avait point encore en ces accents secouaient pérance, de la fièvre ( grandissaient celui qu de l'enfant grandit le conte l'aventure, et qu
Les séances sotenni séances en lesquelles '.
pent exclusivement I( sous le Second Empire produisait, l'attitude d< rieuse et intéressante.
Cet homme, qui sav avait l'insljnctive horrt marqués pour tes toi l'heure de la séance, a avant l'ouverture des
L ehpebeub.
lots échaDgés.et sous la pluie des paroles, s, il tendait le dos délicieusement, il ire : « encore, » et des poussées d'orvaient son cœur. Ces parfums, ces toigorges agitées et ces corps, ces femmes liait comme l'haleine impatiente, dont on lair palpiter, tout cela encore lui montait . Ses narines aspiraient l'odeur de la vre s'ouvrait devant les sourires comme baisers. Un frisson sensuel s'emparait de 1 trébuchait en sortant, et lorsqu'il renon cabinet, il s'affaissait avec un soupir fond.
me il était admirable. Sa taille de colosse issemblée. Ses épaules semblaient se metargeur de cette tribune qu'il emplissait, Drdait, si je puis ainsi dire, et qui paraisoite pour le contenir. Ses mains blanches en serraient les bords, crispées, nerîtait un regard sur les bancs garnis de la )s galeries bondées de spectateurs; puis illait et, dans un accent sourd d'abord, notion ensuite, il parlait, ent et lentement, il déroulait son discours, le sujet qui l'intéressait. Parfois, le rielait sa bouche, à certaines heures, passait apide, et alors des phrases baineases, 'échappaient de sa lèvre. 11 s'exaltait an
plai
îqi led
Un son guttural, rauque, part I, sa phrase, et la 1 e corps rejeté en arri tribune, la main tenc il mieux qne lui ne I s'empourprait alors ses cheveux tombaifii ! rictus de sa bouche i avulsion.
s péroraisons il était te redingote, il s'aain plus la colère, ce n'ét nt. 11 abandonnait, i oit de son sujet, ou
istioa et ses accents se faisaient tendres de la liberté. Une sorte de volupté coulèvre ; il caressait la liberté comme une . il la faisait belle, il la dépeignait sous s séduisants ; il avait, pour elle, le regard t pour le bol de tait. On l'écoutait sur, >udain, il avait un dernier cri ; un fris- >uait tout entier, un spasme l'empoignait.
it, et dans ses suprêmes accents, il y avait la désespérance prophétique, comme des nts. 11 oubliait la salle, ses collègues. Le ivait l'entendre : c'était bien pour lui qu'il lis. quand il s'était tu déSnitivement, il k la tribune, une seconde, rivé, comme ' ce je ne sais quoi qui s'était emparé de lui. It peu de salons républicains sous le Selire, et les hommes de l'opposition se it pour l'on^anisation de leur politique, es rédactions de quelques rares journaux icieux pour combattre les Tuileries, soit meure des principaux d'entre eux.
i Favre recevait ainsi, ordinairement, ses liait avec eux les questions à Tordre du glait l'attitude de chacun dans les débats
le maître reconnu et respecté du parti chefs de groupes, entraîneurs parlemens les derniers temps de l'Empire surtout,
E OLLIVIEB.
venaieDt prendre ses ordres avant de livrer bats Ils sortaient de là, armés, endoctrinés, pétris, sou charmés et, ainsi que l'athlète antique, huilés j la latte. Les vieux et les jeunes venaient écouti parole sacrée : les jeunes pour donner un no élan à leurs espérances ; Tes vieux pour raffe leurs convictions, parfois chancelantes, dans le: couragements.
Lorsque l'Empire se fit libéral et lorsque H. E OUivier prit la direction du nouveau moutei politique, M. Jules Favre éprouva une déceptic une crainte: une déception, car son rival le dépa dans la course au pouvoir ; une crainte, car luttes inconnues s'annonçaient, dont il ne poi prévoir les résultats.
M. Emile OUivier, fils de proscrit, se tournant l'Empire, c'était la déroute jetée dans les rang l'oDDOsition républicaine, semblait-il. Grand par une bouche large et épaisse lulës derrière les verres de lun us une apparence froide, M. Emile des désirs violents, des passions t ipait la tribune avec la même âut i Favre, et celui-ci comprit qu'il alli
s le souci de sa personnalité, de soi Jules Favre devait trouver un t
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des atlares farouches de tricoteuse ; toi daces, toutes les ivresses et toutes les &i rue, s'échappaient de sa poitrine, comin de frelous enragés.
M. Jules Favre eut peur des audaces d 11 essaya de le garder iivue, d'en faire le reux de sa politique. 11 le devinait : tant q garçon serait entre ses mains, il le chari pour le retenir. Il aurait tout à redoute jour où il lui échapperait.
M. Jules Favre pouvait supporter G qu'il était : avec ses habits lâchés, av< ébouriffés ; il le courbait, k son insu, sou ba volonté ; il imposait alors son aristoc:
sonne, à la gueoserie de ce révolutionn choya et il le caressa parce qu'en lui un forte que toutes les voix, lui criait de pr et de défendre, contre ce produit de la r sance et son autorité. Gambetta, bohème un gamin de Paris endiablé et peu rec Gambetta, correct, devenait un rival. '.
Favre avait déjà devant lui M. Emile OUii
Dn jour vint, cependant, où M, Léo fut l'homme que craignait de voir surg Favre ; un jour vint ofi il fut le chef de l'c le pays et dans le Parlement, où ses vol échec au gouvernement qui succéda à 1 gouvernement maladroit et détesté de
t EHPEREDB.
montrait, au plein soleil des années u des années avenir, elle était respeciable. — Ge démocrate, cet enfant d'un
de la France, avait des délicatesses inresciences d'homme d'Etat. Tout d'abord s Cours étrangères avaient eu peur de sa mée, de sa voix maudissante, ramilière i^uerriers, aux retentissements de canons, lements irrésistibles. Hais il avait eu la ine de <Aanaar le prince de Gallas — harmait tous ceux, petits et grands, qni ent — et cette altesse s'était chargée de s effarouchés. Désormais, le tribun se luté, admiré, applaudi même par ceux battaient, avait marché dans sa gloire, jpularité. Gambetta était un patriote et l'aimait, se souvenant qu'aux heures l'avait consolée, il avait relevé son couant pieusement, quelquefois, mais prftlensonges le caractère sacré des viriles
des saintes espérances. Gambetta était bon. Ses amis l'adoraient. Et cethomme
louanges enveloppaient, était plus sentémoignage affectueux qu'à l'éloge public t, autour de lui, accourant de loin, ainsi nure d'un raz de marée impétueux.
Favre, doncj ne voulait pas livrer une
lîtique du sa qu'il «tait et il était jaloux de la pli ce, il la Totilait à lai seul ), il n'eût pas consenti à it été jeté par le sort, nti la grand'Tille ; il avait ei heures de son labeur e itres, subi les dédains o niais et des égoïstes — fo 'eus, dont le flot, bniyan s d'or et barre le chemin a nbitieux crevant de désij irtume, cette phase mau^ nir donnait des griffes an avoir modeste, en face pii hurlait à sa porte, s aitî Rien. — Le travail !
porter l'existence qu'il i l'il avait demandé sa par \insi que d'autres, il aur la vie, l'une consacrée à 1 l'amour, à la sentîmenta |ui ne prennent pas de fai tué, en lui, toute aspirai s plaisir et il avait cloué tes nerfs sur son pupitre, tête, de ne fermer ses li
M. Jules Favre avait voaé volontairei être &la satisfaction égoïste de son ambi et la politique en avait fait un homme d< insu, son Ame lassée avait cherché à et dont elle soutTrait; elle avait demanda l'abri de leurs voâtes ténéhreuses, et 1 à grandes gorgées, les rêveries qu'il La sensualité^ retenue, contrainte par terrible, grondait dans le corps de ce d'ardeurs endormies. La sensualité ga non étranglée, les appétits charnels 1 cesse en lui contre les haines et les co sées. Et ces luttes étaient cruelles, et hideuses; — l'ame grimaçant sous les < égoïsme insatiable, a quelque chose de — M. Jules Favre gardait le secret de intimes, de ses nuits sans sommeil, de nerveuses qui le torturaient, des ail hurlaient dans son alcôve et l'assou gardait ce secret-là pour lui seul ; au len crise, il se montrait aussi souriant, aussi autoritaire que la veille; nul ne cœur et c'est cette impénétrabilité < force. Il pouvait être fier de lui-mén malgré tout et quand même ; car, en défaillances, de ses faiblesses ignoré grand et redouté. « Harat Jésuite, »
tout, cela voulait dire « un homme ».
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Dès son élection au Corps législatif, dès son entrée Il Palais-Bourbon, d'ailleurs, il en affirme toutes les inséquences. Il écril à son père, en exil à Floince, pour lui demander s'il peut prêler serment à Empereur, s'il a le droit de jurer fidélité à l'homme ui lui a pris ce qu'il a de plus cher, si son devoir 'est point de refuser ce serment qui l'engagera ans la probité de sa couscieuce, et si, prêtant ce trment, il n'abdique point son indépendance.
Son père lui répond qu'il peut prêter le serment a' on exige de lui ; que ce serment n'implique pas ibaudoQ de son indépendance, de sa foi, mais qu^l li impose d'accepterles conséquences qu'il entraîne, est-k-dire qu'il lui défend d'être un traître, qoll li permet de poursuivre son œuvre, sinon à l'abri s celui qui règne aux Tuileries, mais dans l'abstracon de toute inimitié contre l'Empereur.
Dès lors, M. Emile Ollivier, fort de l'approbatiou, i la sanction paternelles, voit clairement la route ii'il doit suivre dans la vie, et nul ne le détournera B cette route.
Je m'efTorce, ici, de résumer, d'expliquer imparalement la ligne de conduite qu'eut H. Emile Ollier sous le Second Empire. Cette appréciation est 1 contradiction, je le sais, avec la plupart des études ni ont été faites de cet homme ; elle étonnera peut- :re les trop violents partisans d'un système qni ne mt aucune indulgence, aucune modération dans
su L EUPEREUR.
Cette façon de s'emparer de l'attention d'adversaires réfractaires à toute séduction, fut longtemps la force de H. Emile Ollivier devant les Chambres ofBcielles du Second Empire. Il la délaissa, cependant, un jour — le jour où il prit le pouvoir.
A partir de ce moment, en effet, dans la nervosité que lui font éprouver les événements qui, en une marche capide et comme désordonnée, traversent sa vie, il parait ne plus se posséder, il parait ne plus s'attarder dans une rhétorique charmeuse, sans doute, mais impuissante à faire naître l'apaisement, à arrêter la dislocation gouvernementale qui s'annonce implacable, et il devient irascible, il devient brutal, presque. 11 fait tête à la cohorte des hommes qui battent en brèche son autorité. I) a des cris de fauve traqué, il a des révoltes, il a des colères, il a des menaces, et sa voix qui porte le deuil de sa douceur, de sa grâce, si je puis ainsi m'exprimer, a les grondements du tribun, clame, dans une note funèbre, comme le glas de son rêve, de son espérance; comme le glas de cette liberté, aussi, pour laquelle il a sacrifié tant d'intimes ressentiments, pour laquelle il a subi tant d'injustes suspicions. Il futpeut-être alors très brave; mais il fut, à coup sûr, très malheurenx.
L'histoire ou l'aventure de ce que l'on a appelé la conversion de H. Emile Ollivier, est fort simple et peu difficile à raconter.
quelque philosophie m^me, ta conduite de H. Emile Ollifier, dans cetta circonstance, on ne peut méconnaître la sincédté qui lui dicta cett« conduite. Cette m6me sincérité se remarque dans les actes qui sui' virent son rapprochement avec l'Empereur et dans ceux qui particularisèrent son passage Tugitif au pouvoir. 11 reste un libéral, toujours, et il marche vers la liberté sans l'inquiétude de l'étiquette gouvernementale qui lui assure la réalisation de ses desseins, qui protège cette liberté.
C'est là, évidemment, une attitude dangereuse , dans un pays où t'oD ne comprend pas toujours exactement, et avec modératiou, la pensée des hommes qui détiennent les affaires publiques, dans un pays dont le système nerveux est sans cesse excitable et excité, où les passions admettent peu les eflorts d'apaisement, sont rérractaires à tout accommodement, à tout ce qui ressemble à un abandon de la foi dans laquelle on a été bercé. H. Emile Olliner, plus que tout autre, éprouva l'amertume de ceux qui tentent d'obéir, hors de toute coterie, à leur conscience ; H. Emile OlUvier, plus que tout autre, vit se lever devant lui la révolte qu'inspire, en France, te renoncement apparent à une tradition.
Il faut convenir, cependant, que son r61e fut celui d'an homme de gouvernement, d'un homme d'Etat; il faut convenir qu'il ne fut point servi par les circonstances nécessaires, toujours, aux chefs de
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peuples le mieux doués et qu'il fut, ministre de l'empereur Napolëon III, bien plus la victime de ces circonstances, que de la faiblesse de ses conceptiCHis politiques.
Il eut, d'ailleurs, non seulement à lutter contre ses enciens amis, lorsqu'il prit le pouvoir, contre la mensonge d'une légende qui le représentait ainsi qu'un renégat, mais il eut à combattre, avec une énergie de chaque beure, contrôles autoritaires de l'Empire, groupés autour de l'Impératrice , contre toute une classe d'bommes et de femmes déçus, chassés presque de l'ombre de Napoléon III et qu'une ivresse non satisfaite encore, non lassée, ramenait vers une ère politique qui les avait vu jouir, sans tourment, de l'existence.
Quoique peu familier de la Cour, quoique se tenant à l'écart des mondanités, des intrigues, des folies et des méchancetés qui s'y inventaient, H. Emile Ollivier ressentit cruellement l'hostilité des habitués des Tuileries et il vint un moment où cette hostilité l'enveloppa.
Ce détail peut paraître puéril, insignifiant dans la vie d'un homme d'Etat. Il a son importance, pourtant; il faut avoir vécu au contact des courtisans, il faut avoir entendu parler ceux qui ont été en butte à leur inimitié, pour apprécier tout ce que le mouvement de ce petit monde d'hommes et de femmes qui s'agitent, habituellement, autour des souverains.
2tS L EMPEREUR.
Il se résigna, devant ce Douvel affront, et on ne l'entendit plus guère que dans quelques réunions privées oii il traita, en présence d'un auditoire choisi, diverses questions religieuses en lesquelles il est fort compétent.
Le silence s'était fait, ou à peu près, autour de son nom, lorsqu'un incident provoqué par H. de Bismarck, ramena ce nom sur les lèvres de tous. H. Emile Ollivier reparut alors devant le public, heureux de la justification suprême cl inattendue qui lui était donnée.
Hais cette minute où son impopularité a pris On, sera-t-elle suivie d'autres minutes oîi H. Emile Ollivier triomphera des légendes mauvaises qu'on avait attachées à son souvenir? Hais cette minute scra-t-elle suivie d'autres minutes où M. Emile Ollivier, occupant de nouveau la scène politique, fera entendre sa voix — sa voix d'or — au pays?
Je ne crois pas h une action de M. Emile Ollivier dans la politique qui trouble actuellementles esprits, en France. Je ne crois pas à son intervention en faveur d'une liberté qui l'a trahi. Il y a des hommes qui ne pardonnent point à la maîtresse infidèle, qui ne reviennent plus au lit qu'un autre a occupé et M. Emile Ollivier me pardt être de ces hommes.
Vieux, aujourd'hui, sinon de forces, du moins d'années, il restera lespectateur non pas indifférent, mais passionné — car la passion est en ses veines —
id spectac les héros )t, une dei a scèDe, c s séductii ons qui vit ic ; et c'est ibole de 1 te exhibiti nom : l'a; laître. — L Second En re à tout nme sort reine n'es attant les
la fi s'ap] un fi envc pidd etl'l tioni poi»
der L' une de 1 tbéo exac lest] tentf elle Ces I dépi Toni men lorsc du S roDt
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ss aigles éployées rires — les gloires t le cœur de ce pei iglant — dans uosil
clinquant et du c impériale» de Tant t pour prétexte VEn )anattre, sans faus:
it de l'éclat super es du règne de Naj de vitalité qu'elles QDiiltre, dis-je, que : Tuileries, avait lin, possédait le rei nspirait une crainte
3 ce temps, le roi di smarck aient eu I I de l'Empire, d' 'enture imprudent* e qu'en face de ce ir des bases inébr ireur qui paraissait 'titude qu'un jour Is étaient les hAte aques.
M. de Bismarck n