‹ Le secret d'un empire: L'empereurChapitre 14 sur 17 · LE DRAME · texte numérisé non relu

LE DRAME

veut que des larmes succèdent versées sur son cœur.

L'empereur Napoléon III était toute bonté. Fort de la grandeui des bienfaits qu'il avait semés ai durant son règne, la conviction peuple, et il en fut aimé réelle hommes qu'il ne connaissait pai vant lui et lui jetèrent de la I éprouva un étonnement, mais i une seconde, que leur anathëmi tentissement, pût avoir des ap[ peuple, n contempla ces homme qu'ils créèrent, tristement, avec 1 qui déteste le mal et qui voit le o eût été alors possible, certes, d< taques, aux outrages, par une rép par l'abandon du rêve bnmanita:

son libéralisme. Il n'eut point la vengeance. Il se dit qu'il se deva politique d'apaisement, de concili offerte. 11 se dit, comme naguèi pied, après un long exil, sur le s était Napoléon, qu'il était l'homr légende, et que nulle force ne le de l'Histoire.

L'inauguration du canal de Sui était toute reportée, le succès du

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aussi, afTermireot en lui cette certitude. Dans sa sénilité physique, dans sa souffrance morale, il se redressa, il eut un enthousiasme qui le poussa vers l'avenir; mais ni les acclamations qui lui venaient d'Orient, ni la dernière clameur du peuple qui saluait son nom, né devaient, ne pouvaient lui rendre l'âme et le corps des années écoulées. L'énergie qu'il avait eue pour s'emparer du tràne n'était plus en lui; il chancela dans cette marche en avant qu'il désirait et, pareil à un duelliste qui, blessé, laisse échapper de ses doigts éperdument crispés, l'épée, il s'affaisA dans son espérance, dans son rêve, et stoïquement vit passer, sur lui, les hommes et les choses qu'enfantait l'invisible, qu'enfantait l'inconnu. Et ces hommes et ces choses l'écrasèrent, comme les lourds chariots écrasent les malheureux qui tombent, sur le pavé des rues parisiennes.

Le Second Empire s'écroulait. Toutes les heures de ses gloires étaient mortes et, sur elles, le destin psalmodiait un De profanais, et le drame qui devait terrifier ses derniers jours se déroulait.

On pourraitcroire qu'en présence des événements qui s'accumulaient, avec la foudroyante rapidité des avalanches qui dévalent, les unes sur les autres, les familiers des Tuileries abandonnèrent leur belle folie; on pourrait croire qu'en présence des menaces gui montaient à l'horizon, la Cour devint

les détruire en mu1ti[ lités et les satisfacUoD

La Cour Tut, à cette i □ne réunion de folles apaiser.

Devant les présages ^brement, au traven Empire, elle n'épron tristesse, aucun effroi inintelligente appréci:

mente politique fu^ti rear aurait raison et < diTination du méconU s'&musa, même, de c contre les Tuileries et Ilmpératrice, elle ajoi élections de 1869 env( hommes inconnus qu Cour se fit des hochet:

Tuileries, la caricatui on en imita comique de Rochefort devint li liers du chiteau. L'Ii cette démence et, tou fut l'une des lectrict fait paraîtra peut-étt être affirmé par ceux et entraient dans son

LE DRAUE.

1867, 1868 et 1869 marquei |ui meurt d'avoir trop vécu is point paraitrel ici, un écri ni de toute gatté. Il est, i conduite des hommes et d Tuîleries, en mécontentant blessant l'étranger dans bypocrite qu'il affectait, alo I aujourd'hui, devant nous ympathies qui lui eussent s crises politiques, aux Ii ide légère des hommes et d levait Être néfaste à ces ho mes. Lassés, énervés, par ta '. fête iainterrompue, ils de rsique comme sans résistan ivaise fortune les frappa. Il e la résignation lamentabl l'ivresse après un trop copi elqud muraille, impuissants !t regardent, dans tout le v leur &me, fuir les passants

ne les hommes et les fe de leurs rires, de leur gali e règne de Napoléon III, >SBé, d'autres hommes se le le corps et d'esprit, faieaiei

des revendications et pro peuple les écoutait, le peu avec des applaudisseitient avec la rage, aussi, d'avo pect de cette société mori voir se lever une aurore t messes, sur sa misère, sui

Lorsque l'année 1870 a):

daus l'organisme vieilli, u comme un sang vierge dan des frissons dans les faul d'une fièvre qui devait fati chemar se manifestèrent d rent que l'Empire libéral c< ment, sans choc, vers une J certains. Mais les plus p audacieux eurent un souri d'épaules, à cette annon< conde. Leur pensée se repi de ce présent qu'on s'efToi gresse, et dans la brume e Dir, ils entrevirent des chi

Ces choses — Révolutio bout de tant de folies et choses suivaient le Seconc son ciel, très haut, encoi formidable, comme les nu' armées.Quand l'heure des !

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