‹ Le secret d'un empire: L'empereurChapitre 15 sur 17 · LE DRAME · texte numérisé non relu

LE DRAME

quées par le destin sonna, ces choses étaient prêtes à servir ce destin. Elle s'abattirent sur le Second Empire qui, anémié, n'eut pas la ifbrce de les repousser. Il y eut, dans les airs et sur la terre, un grand bruit, comme le gémissement d'un être monstrueux qui expire — et ceux qui, alors, osèrent porter leurs regards vers les Tuileries, n'y virent plus qu'une solitude désolée, dans le silence sépulcral de laquelle une femme en deuil — l'impératrice Eugénie — fuyait épeurée; et ceux qui, alors, osèrent porter leurs regards vers la frontière de France, n'y virent plus qu'une ombre vagabonde — l'empereur Napoléon III — traînant péniblement sa douleur, qu'une ombre si petite et si pitoyable, qu'elle apparaissait plus petite et plus pitoyable que l'ombre des mendiants qui pleurent, au bord des chemins.

iSB L

tendre que cette guer sa genèse mèmfl.

Or, rien n'est plus bieu me permettre question, je n'aurai p tre comment se Gt la

Tout d'abord, une Prusse, en 1870, chei à la France, et ta can Hohenzollern, au IrAi avant dans le but de amener à une rupturi

11 faut être net. N Hohenzollern, pas plu:

Luxembourg, la Pruss et dans la conception notre ardeur belliquei

Nous nous sommes sentimenls de l'Europ Empire, dans les dern surtout.

Séduite par la direc sa politique extérieu!

constamment en méfi dant, il est à remarqu le rêve bumanitaire di nationalités — ne se c des souhaita un peu

meurt, faute de sève. Sa carte est à refaire, et ceux qui la remanieront sont nés. Dites celaà l'Empereur; il comprendra peut-être qu'il est temps, encore, de s'entendre et que les destinées des peuples peuvent s'accomplir sans troubles et sausdanger pour le repos du monde, » — M. de Goltz, dis-je, en parlant ainsi, était plus préoccupé de concilier les intérêts de son pays et ceux du nôtre, que l'Autriche et l'Italie qui provoquèrent tant #enthousîasme dans la personne de leurs représentants, MH. de Hettemich et Nigra, ces deux cruels et dissimulés ennemis de la France, que le seul souci de notre abaissement, dans un sentiment différent, tenait éveillés.

Devant l'importance qu'avaient prise, soudain, en 1869 et en 1S70, les libéraux, devant la pensée non cachée, désormais, de l'Empereur, de réfonner sa politique Intérieure et d'en confier la direction à M. Emile OlHvier, il s'était formé, à la Cour et dans les Chambres, un groupe d'hommes très dévoués à l'Empire, mais hostiles à l'état de choses nouveau, qu'on appela le Parti de ^ Impératrice, parce que ses chefs recevaient leurs inspirations directement de la souverai

A la tête de tait des déput de simples I ii. Rouber et

3»t L EUFERBUR.

plébiscite qui venait de consacrer, une fois de plus, le nom de Napoléon, eût servi d'appuiàcette intrigue et, avec l'aide de quelques personnages résolus, on eût aisément étoutTé les protestations. En un mot, violentant même la volonté de l'Empereur, on forma le projet, dans l'entourage de l'Impératrice, de s'emparer des ministres libéraux du Deux-Janvier et de les emprisonner, pour le temps, au moins nécessaire, au rétablissement d'un pouvoir absolu.

Quoique Napoléon fût, dès lors, très affaibli physiquement et moralement, lorsqu'on lui commuDiqua, avec précaution, ce plan d'une politique contraire a ses désirs, il se révolta, et, dans la sincérité de son libéralisme, dans la franchise de l'essai qu'il souhaitait dé pratiquer, il déjoua les desseins de sa compagne et ceux de ses trop zélés amis.

Cependant, le Ptwti de V Impératrice, battu dans cette circonstance, ne sa découragea point et, dans une haine intense contre les conseillers libéraux de Napoléon III, il ne chercha plus qu'une occasion avouable et officielle de les obliger à quitter le poovoir, de faire revivre, aux Tuileries, les belles heures mpire autoritaire.

!que l'incident HobenzoUern se produisit, les les de ce parti eurent un cri de joie et ils s'apent à exploiter les événements, heureux d'ate, enfin, le but qu'ils poursuivaient avec tant .rnement.

WF

294 l'empereur.

dans le Parti de tlmpératnce^ de la stupeur, des découragements, des colères. Une fois encore, le pouvoir lui échappait et il fallait, à tout prix, que ce pouvoir revint à lui. Or, une guerre lui assurait presque la possession de cette autorité. Il était nécessaire que cette guerre eût lieu et que le prétexte qui la déterminerait, demeurât au-dessus de toute argumentation susceptible de la retarder.

La question des garanties sauva cette situation d'une politique de palais. Cette question, portée du conseil des ministres à la tribune du Corps législatif, rendit au conflit qui s'était élevé, entre la France et la Prusse, toute son acuité et permit à M. de Bismarck de donner libre cours à sa haine contre nouç.

Malheureusement, dans le cabinet même, Tlmpératrice avait des fidèles, des partisans sinon de sa politique, du moins des admirateurs de Textrême enthousiasme qu*elle manifestait alors, sous le couvert d'un sentiment patriotique. Malgré les efforts de M. Emile Ollivier, pour apaiser les cerveaux surexcités, malgré les sages avis de M. le duc de Gramont, mitigés cependant de son obéissance aux désirs de la souveraine, on déféra aux vœux qu'elle exprimait et, devant l'accusation de lâcheté formulée par les autoritaires, contre les libéraux qui s'opposaient à toute démarche nouvelle auprès du roi de Prusse, M. le comte Benedetti, ambassadeur à Berlin, reçut l'ordre de présenter des réclamations plus accentuées.

sèment d'une puissa venir un danger poi redoutait une campa il était renseigné sui tioD que nous prodi ne voyait pas, sans e une lutte problémat foi de documents in' cielles même, n'était

S' étant aperçu qu( il avait renoncé à si pératrice et de H. R<:

léon m des faits Mza

Hais l'Empereur, scandale familial et 1 (ation qui avait gag principalement — i tance aux révélation contenté de noter le:

devant lui.

Cependant, jusqu'i à toute déclaration ài tendu incident de E que, désormais, un France et la Prusse devant le destin qui '.

On le voit, la guerr pératrice et par le pi

CLAbATION DE BVERRE

t elle a été voulue dans 1 uire l'Empire libéral, de ( unes qui aidaient Napoléo 'ait sincèrement entrepris ,, de rétablir au profit de lelques courtisans, les hei de joie et d'absolutisme

malade, fut jeté impitoj' ce aventure qui se puisse ire que son état de santé et ou de la Cour, puisqu'il que l'on demeurerait à Sai muerait tout autre dépl ontainebleau,dansla crain a et d'augmenter ses souff re davantage que l'Impéi guerre, dans le but que re, puisqu'elle- même, à ia chute, au général Moi urait pu, aurait dû sauver

iche la Papauté, j'ai rapp ireur, sollicité vivement pi it délaisser Rome, repouss :tor-Bmmanuel qui prorn* lée, à la condition qu'on It a gré, contre Pie IX.

Des intérêts polil détourne l'attention toire a ses droits. E lions, des convoitist les événements, da gesse et de sa justic choses qui lai appai lîsquer au proBt d aiTections même.

Donc, silessentioi pas douteux à notre pératrice, par ses ag sentiments, rendit mise en pratique, E dans la question Hol à la dignité de la Pi Prusse pour se mes avec une situation cabinets de Paris e reur avait repoussé

En ce qui concero marck a dit tout ce On savaitdéjà qu'uni mal renseigné, le { Deux-Janvierdecefi l'honneur des homn époque, il n'y a plus

Page 1