LA DÉCLARATION DE
La dépêche d'Ems et l'aveu de pendant, me paraissent devoir s sion grave et provoquer des questi de n'avoir pas rencontrées dans I
M, le prince Radziwill adress comte de Bismarck, par ordre du télégramme relatant les entreti bassadeur, M. le comte Benede Guillaume 1", et M. de Bismarc ce télégramme mettait fin a. ui vait ses desseins, le travestit cy communiqua, ainsi et faussemei européens.
Or, comment se fait-il que M.
sence de ce mensonge qui allait l'autre deux peuples, qui allait pays tous les dangers, laissa les aux Chambres, qu'il avait reçu u démentit point, en hâte, les pai marck? Comment se fait-il que !
point son ministre, le gouvern même, des faits qui se passaient haut que rien n'était vrai dans matique de son adversaire, que l'avait point insulté, et qu'il n'i jamais l'occasion de hlesser le R(
Une telle déclaration eût été elle eût été un peu en dehors des
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rière, » elle eût sai hommes. Cette cei à l'étiquette, aux u
D'autre part, si B affirmations de H point eu entre les gramme — a avis< le concernaient, co qui, alors, parlaie:
connaître aux Cha l'expédient abomi Comment se fait-il n'a point été infor lui ait pas demand< rer la guerre?
En vérité, on ae est effaré par tant conscience, par ta Bismarck, dans ses cune qui le dirige c apparaît comme un plus comme )e g< s'était habitué & r adversaires ont éti bien imprévoyants, laissé jouer par lui.
Un homme seul savait, je crois, à qi
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m'a envoyée, et qui moDtre cet aspect sinon absolument net, di saut.
H. le comte de V... semble ëi lent assurés que la guerre de If que dans un intérêt dynastiqae époque, une discussion sur 1' d'exil concernant les princes d'Q au Corps législatif, M. le comte en s'appuyant, d'ailleurs, sur de tables, à croire que la société b habitués des Tuileries, affolés | retour des Princes, provoquèrei but de rendre impossible ce n contredit, dans l'état des espri un péril politique dont il serait p gravité.
Le récit de H. le comte de c'est pourquoi je le reproduis i cependant, de penser que la pui libéraux qui entraient dans les reur, préoccupait beaucoup pi son parti que les revendicatioi léans. Il me permettra, égalemei une guerre pouvait être voulm qu'elle rendrait à l'Empire, à la et éclatantes victoires, sonautori d'antan, cette guerre ne pouvait
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dissements et avec le concours de tous les mécon* tents.
« C'est ce qui se . produisit dans ia séance du 2 juillet 1870.
<( Pendant près de vingt ans d'Empire, pas une seule fois le nom des princes d'Orléans ne fut prononcé dans la Chambre française, après le discours de M. de Montalembert en 1852. Tout à coup, le Corps législatif, surpris, entendit retentir les noms d'Orléans , de JoinTille, d'Aumale, de Montpensier et, sous l'influence d'une émotion sincère, on vit des larmes couler des yeux de ces députés, bonapartistes d'occasion, qui presque tous avaient servi le gouvernement de Juillet dans l'armée, dans la marine, dans l'administration, qui, presque tous, l'avaient soutenu de leurs votes et ne s'étaient ralliés è-^apoléon III que [faute de mieux, crainte de pire.
« J'assistais à la séance du 2 juillet, dans la tribune du Corps diplomatique, auquel j'appartenais alors. La salle était comble, et l'on s'attendait à des incidents assez vifs.
« En arrivant au Palais-Bourbon, je rencontrai un sénateur, M. le baron de H...
« — Eh bien, lui dis-je, nous allons avoir une séance mouvementée?
« — Bah, le jeune Ëstancelin va tirer un pétard : Emile Oliivier mettra le pied dessus et il fera long feu.
H Je me trouverais « de ses meilleur;
'( Un membre l « rai I C'est là du
« Esquiros, Ju question de légali partis te enragé, si
« Kératry, aus:
énei^e et sa verr
H Un seul mem sans défendre le a fut-il conspué par tourërent quand i nue célèbre : — < « plice. u
« Le Gouveniei coup, en face de mun excellent, pa nasUque, tous ses
« Il voyait ses par de vieilles affe
a CelA est si vrs ment le ministre trouvais, me dit e:
Il — Eh, mais, • <i ils sont tous orl
" Ce diplomate :
sioD générale.
805 l'empereur.
« — Noil) et il est nécessaire que demain vous « écriviez un^rticle dans ce sens.
« — Jamais! »
« Pourtant, et malgré ce «jamais», l'article désiré parut.
« Il est vrai qu*Emiie de Girardin affirma, pour sa défense, que cet article ne fut pas écrit par lui.
« Ce même jour, Prim reçut, à Madrid, une dépêche lui annonçant la protestation du goùyernement français et son opposition à la royauté espagnole du prince de Hohenzollern.
« Un de mes amis se trouvait dans son cabinet, quand cette dépêche lui fut remise.
« Prim, après l'avoir lue, la froissa et la jeta sur son bureau :
« — Ah, par exemple, s'écria- t-il, c'est trop fort, « et c'est à n'y rien comprendre. Nous étions abso' « lument d'accord avec les Tuileries. »
« Par les faits qui précédent, vous verrez clairement les causes inconnues, encore, de la guerre de 1870.
« Il devenait nécessaire, alors, de distraire l'opinion publique de la question des princes d'Orléans, il devenait nécessaire de parer le coup porté à la dynastie impériale. La guerre fut le résultat de cette préoccupation.
« Eut-on l'intention formelle, aux Tuileries, de pousser les choses aussi loin^ tout d'abord et k l'ori"
l'hostilité de la souverai reportail sar les hommes Si donc, l'oQ met un ) princes d'Orléans, il demi H. le comte de V... vient — que la guerre de 187( voulue que dans le dessi gouvernementale d'homn Uon autoritaire d'autres ratrice et de ses fidèles, ' volonté de Napoléon III, de l'Impératrice, alors da sa beauté de femme, aloi puissance politique.
Dès que l'incident Hoh blic, l'impératrice Eugéni qu'on l'a vu, d'accord aT< dispositions pour qu'il a France et la Prusse, mai!
irritable, et imposa sa vio prochaient.
Bile semblait, aussi, c librée, comme agitée par si je puis ainsi m'exprim à fait incompréhensible, i ditative, plongée eu des r pas, tantât on la voyait a^
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avait retardé la cessation des relations entre les cabinets de Paris et de Berlin.
On ne Tignore plus^ cet ajournement des hostilités ne faisait pas le compte de Tlmpératrice et de son parti ; et la jeune femme, très surexcitée, très fiévreuse, ne cachait point son mécontentement.
Ce mécontentement était en harmonie avec le sentiment général des courtisans. Cependant, parmi les fidèles de l'Impératrice, il en était qui, sans s'élever ouvertement contre son attitude^ ne voyaient pas sans appréhensions se développer un conflit qu'avec de la prudence, de l'habileté et du calme, on eût sans doute réussi à conjurer.
Comme, une après-midi, on discourait de ces choses, chez l'Impératrice, l'un de ses amis, M. le comte de... eut la franchise de parler, non plus en familier dont le seul souci est de plaire, mais en galant homme qu'un danger rend perspicace.
L'Impératrice venait de s'élever, avec beaucoup de véhémence, contre les députés réfractaires à tout projet de guerre et elle s'attendait, ainsi que d'ordinaire, à être approuvée dans ses paroles par ceux qui l'écoutaient, lorsque M. le comte de..., après un instant d'unanime silence, osa faire cette réponse :
— Votre Majesté dit vrai. Si la Prusse a outragé la France, et si M. Thierset ses amis ne s'opposent à ce que l'Empereur venge le pays que dans un intérêt politique et de parti, leur rôle est odieux. Mais il ne