‹ Le secret d'un empire: L'empereurChapitre 3 sur 17 · L HOMME INTIME · texte numérisé non relu

L HOMME INTIME

pour recevoir l'Empereur et lorsqu'une femme, dans l'entourage impériul, était avertie^que Napoléon III lui accorderait volontiers quelque attention, elle se rendait dans l'une des pièces qui lui était indiquée et y attendait le maître.

Les intrigues amoureuses, aux Tuileries, avaient ~ lieu le jour. C'était, à Compiëgue et à Fontainebleau, le soir qui les voyait se réaliser.

Napoléon III voulait assez l'amour sans obstacles, sans l'embarras des jupes et du linge. II résultait de ce désip, que chacune de ses liaisons passagères avait comme l'arrangement préliminaire d'une nuit de noces. L'Empereur, généralement, donnait toute latitude & celle qu'il devait rejoindre, de se préparer, de feindre le repos, le sommeil ou la crainte, et il ne se présentait qu'au moment oii il jugeait que tout était selon ses souhaits.

Mais, ie le réDète, il ne s'attardait jamais en des raffiné, et la partie qu'il offrait était

1 de ces conversations, souvent sans 3nne distinguée recevait soit un bijou is, si elle était riche; soit un mignon n garni, si elle était besoigneuse — ille francs étaient le paiement hâbleur — soit la nomination d'un mari, un ami, même, à une fonction quelêtait ambitieuse.

L HOMME INTIUE.

diqae le pseudonyme de leur auteur. Elles d'une écriture qui ressemble à celle de Mértmi il est probable, en effet, que celui qui conseilla si M'" de Montijo, avant son mariage, eût pu le vendiquer. Il ne faudrait pas, évidemment, exa; leur importance. Cependant, il semble qu'elle seront pas inutiles au jugement philosophiqu ceux qui essaieront, après moi, d'établir la ph nomie du Second Empire.

J'ignore quel sera ce jugement. Je souhaite l'époque étrange qui m'occupe et qui me troi souvent, en me jetant en des hésitations, en des prises, en des accumulations défaits d'o{i nai; comme un tâtonnement, comme un effiiremei souhaite, dis-je, que la bizarre période da Sei Empire soit plus aisée à analyser pour mes sut seurs qu'elle ne l'a été pour moi-mgme.

En effet, tout n'est-il pas incohérence dans la i des Tuileries, autour de ces souverains dont l'u même fut comme uzie sorte de défi posé devant f raison ?

La page qui précède démontre combien, aux T

ries, on avait lacrainte de tout ce qui pouvait mi

le public en contact avec les choses du pouvoii

pouvait amoindrir le prestige et la 1

i qui détenaient ce pouvoir et qui, i.

le don de faire naître le bonheur oi

L EHPEHECB.

euple. N'est-il donc 'pas incompréir ces mâmes courtisans, ces mêmes s'affolaient au récit de leurs plaisirs, de leur habituelle esisteuce, se ruer, et iaconscients, aux représentations uî, alors, s'emparaient de la mode et jue OffeDbach avait inventées, pour joie non seulement de la foule — de atait mieux sa puissance et sa fierté, s grotesquement royaux ou divins du s pour la joie, aussi, des hommes et : la Cour qui, dans une inintelligente idaient pas le rire du peuple, ne que ce peuple ne se récréait tant, Générât Boum et devant la Grande parce que ces types de convention res noms, dans le secret de la réalité, <n n'avait la faculté, sous le Second arder les grands de ce monde qu'au jues, de les deviner que sous la translaux de carnaval. Et la foule, en effet, ms connus, des noms redoutés sur le ,insde l'opérette.

point très subtil à établir, dans la iecond Empire.

ibach apparut en une heure psychoqu'un habile montreur de lanterne mit, dans les imaginations, comme

L BOHUE INTIME. 3'

nne étincelle de désir, comme des revendications des haines, du mépris, et il mit, dans les cœurs comme la sensation d'une délivrance. 11 marcha dans une parodie gigantesque des choses, et sa Ion. gue silhouette méphistophélique s'agite ainsi qu'at milieu d'un cercle d'êtres disloqués, ainsi que dans It tourbillon d'une cohue faite de tous les mondes. Ci fut une figure de sorcier. Il présida le sabbat di plaisir, et il restera comme le chef enfiévré de ce orchestre énorme composé de rires, de folies, d'e& travagaoces, d'amours sensuels et frivoles, qui dé' buta par le galop infernal de la vie à outrance e qui devait s'arrêter dans le a couac » hurleui et final d'une débâcle.

Lorsqu'Offenbacb mourut, il y a quelques années

je me souviens que, devant son cercueil, un homm<

prononça cette phrase : — « Ce cadavre qui passe es

celui du premier socialiste de ce temps, du vra

démolisseur de ce Second Empire que l'on croyai

élemel. » — L'homme qui parlait ainsi avait raison

L'oinvrA d'OfTnubach fut, en effet, un rude afou

)u des opposants, sous l'Empire. Plu

il aida h la destruction du prestigi

rant de galons les manches des gêné

des bouillants Achille, en plantan

aporal Fritz le panache du comman

acb faisait acte de révolutionnaire

ettait sous le choc des ondes sonore

le, et la ra

. lueur de la Lanterne, de Rochefort.

le ceux qu'il amusait, sans plus qu'eux, louter que les éclats de ses quadrilles Sros seraient accompagnés, un jour, iiTîble du canon.

avec force épices et vinaigre, cette le de rois et d'empereurs, de princes, etde fonctionnaires que l'avenir devait ant que les « Cinq « jetaient, du haut législative, des discours qui passions, il se servait de sa baguette comme et en assénait des coups formidables es potentats.

ne le Molière du crin-crin et l'ombre 'anc rieur, plus d'une fois, en présence tes charges de l'opérette, dut agiter sa marotte, en guise de bravo et de

e à ce siècle d'avoir donné le jour à >n sceptique et avide de jouissances.

I applaudissements qui accueillaient r, la première interprète d'Offenbach, içait, superbement, au nez des bourprinces, te célèbre sabre de sou père.

t QD tranchant, et H"* Schneider s'en dlleusement pour couper les vieilles

I, et se tinrent prudeméloignés de sa personne table, trop gratuitement

Bonaparte était seul, en s, ni argent; cependant, ce, se trouvait auprès de it aussi une intelligence t au-dessus de tous les

veillait sur lui, Iravail- , M. de Persigny, et si,

empereur, eut pour lui ut reconnaître que cette irelle et que très obliga-

de prestige et d'autorité 1 du Prince, lorsqu'il areait dans l'arrière-boutiet malgré son indigence 8uré le triomphe du pré-

lection.M. de Rolhscbild tionner l'impérial candimaient le comité avaient et h. gauche, pour que le tché sur les murs de la Également, dans les fau- I dans son langage et ne

'après avo après avoii aant le vot

jmité du 1 ujet du ré!

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L EHPKB

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dès qu'il en 'écarta résol 'ait pas M. I tés, de son é capable de

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