‹ Le secret d'un empire: L'empereurChapitre 7 sur 17 · L- ' '=^?3îiL»..v · texte numérisé non relu

L- ' '=^?3îiL»..v

APOLÉON. loi

m. Son libéralisme, son pointincompatibles avec antait l'esprit et l'imagithéorie des nationalités e rêve de l'Empereur, e l'eflïayait pas ; mais il dans nn entente avec la ; qui déplorèrent le plus à Biarritz, lorsqu'il s'y )ner le cabinet des Tui-

itiments favorables à la taient démentis chez le e par des colères, par des I la Cour et par les vexas aussi — il faut bien le rament terrible d'enfant nettre des impairs sans

fatalité à manquer le I vulgaire, à parler lors-

se taire lorsqu'il aurait

t, ces sentiments étaient istilité aifectée que pre- Tuileries, daos l'éclat du s des hommes dont il is conseillers habituels, ions de plaisir.

LE PRINCE NAPOLÉON. iOa

C'était après la guerre de 1870, et le prince Napoléon ayant exprimé le désir de fonder un journal pour soutenir ses idées, une personne fort riche et qui avait pour lui un sincère enthousiasme, apprenant son projet et son embarras — car ses propre ressources ne lui permettaient pas de subventionner un organe important — vint le trouver et lui offrit de lui prêter la somme qui lui était nécessaire, sans conditions, en le laissant libre de déterminer les remboursements. Le Prince, heureux de mettre h exécution ses desseins, accepta tout d'abord l'argent de son généreux partisan. Cependant, lorsqu'il fut en possession du capital souhaité, il s'assombrit, il se prit à réfléchir.et comme un jour l'un de ses amis lui demandait la cause de son inquiétude, il lui Ht cette réponse :

— Vous savez que M. X... m'a remis une somme d'argent destinée à fonder le journal de mes rêves. Eh bien, c'est cette générosité, c'est ce dépôt de capital qui me troublent. L'argent qui est là, chez moi, et que je vais employer, n'est pas à moi. II peut profiter comme il peut être dévoré. Décidément, je n'ai pas le droit, n'étant pas en mesure de le rendre en cas d'insuccès, de m'en servir. Oui, cet argent me gSne, me brûle {textuel}; je ne dois pas le garder. 11 me semble que c'est un bien mal acquis, et je vais, aujourd'hui même, le reporter à son propriétaire. S'il me faut, absolument, un journal, je vendrai des

er, lorsqu'on parle du priuce Napoléon, el ur sa mémoire si heurtée, si controversée, ne paix, comme une sérénité qui relèvent

h l'estimer.

bien que le public, qui ne sa trouve guère

par les actions simples et délicates, que

scandales font curieux, que seule l'apo- 1 coquin qui passe triomphant ou que la iutissante d'un homme d'honneur sollicite, :n que le public ignore le caractère chevaiu prince Napoléon et je prévois son éton-

la lecture de ces quelques lignes. Le pufet, s'est hahitué à ne voir, dans le Prince, 'otesque figure féconde en légendes bouf-

odieuses.

ice Napoléon, il n'a retenu que le sobriquet lont les caricaturistes et les pamphlétaires i, et il a sans cesse ri à l'évocation de sa

LE PRINCE NAPOLÊOR.

personnalité, k l'écho de son nom. Ce sobrique plus fait, pourla déroute des espérances et de l'au rite du prince Napoléon, que la réputation détesta que le monde politique lui avait donnée, et dev: le public, il s'est constamment trouvé dans la siti lion d'un acteur qui jouerait an r61e dramatique qui n'éveillerait que la galté.

On a représenté le prince Napoléon comme vautrant en des orgies crapuleuses, alors que dtners auxquels était conviée l'élite des écrivains des artistes, avaient le charme et l'éclat des asse blées do la Renaissance. On Ta r^ ifo enté coni un homme sans idéal, alors qu'il fut réellement et on ne saurait trop le déclarer — dans ce Secc Empire si réfractaire aux choses de l'esprit, un p tecteur éclairé des Lettres et des Arts, un amant Beau, un créateur, presque, d'intelligences. î masque de César, son masque moulé sur celui Napoléon I", semblait devoir porter toute la majt grandiose, toute l'écrasante gloire de son oncle. peuple que frappe, cependant et surtout, le caract extérieur des choses, ne crut pas à ce masqm cette résurrection de celui qui fut — l'Empereui sans épithète, et il railla cette silhouette de C^ comme il eût raillé l'apparition drolatique d'i omhre chinoise et parodiste.

La guerre de 1870 qui surprit le prince NapoL

Et tauie aiDietiqae, il y eut ub long murmure, bl étouffé sous des «cbuti u etsuivid'un silence md.

Prince, sans paraître s'émouvoir de cet accueil natique et qui laissait devant lui le succès aussi que l'affront, s'adressa aux députés, dans un lanfamilier, comme s'il eût conversé avec quelques les, dans ud salon, et dans son attitude même, ins ses gestes, il y avait comme une sorte d'aftion a se montrer « bon enfant »

catholiques, qu'il se rappela au souvenir du public.

On sait le bruit et l'émotion que provoqua lettre.

J'eus, à cette époque, l'occasioD de voir le 1 et d'être reçu par lui, avenue d'Antin. J'étais cl auprès de lui, d'une mission concernant divers naux de province et nous causâmes.

Le Prince voulait alors gagner à sa cause ce organes de la presse départementale, et je ne 1 cbai pas que la lettre qu'il venait d'écrire m entre lui et cette presse, une impossibilité al de rapprochement.

Le Prince m'écouta et lorsque j'eus parlé, n une cigarette, le gilet ouvert et laissant pas chemise eu bourrelet, il marcha de long en durant quelques secondes, dans le salon, pui: sa réplique.

— Monsieur, me dit-il, on se trompe sur Ii et sur la portée de la lettre que je viens de pu Elle n'a rien d'anti-religieux, d'hostile à la li elle réclame et approuve l'application des lo doivent 6tre les mêmes pour tous les citoyens < je ferais respecter, énergiquement, si j'étais au voir. Vous affirmez que la presse de province presse modérée — ne peut, après cette déclai signée de mon nom, me patronner. Certains naux ont, en effet, une situation toute spécial je vois fort bien: ils comptent, parmi leurs lec

PItINCE NAPOLÉON. 131

l à M. Jules Ferry, c'est différent.

1 froideur du chirurgien qui taille les B ému par les cris du patient. C'est gouvernement. Il a fait l'article 7, et écrets;il n'a pas Iftché son dernier de ou une dégringolade? Que lui vaunot? Je ne sais. Mais qu'il soit ceci rtain qu'il ne permettra jamais qu'on . C'est un taureau maigre et collant.

ijouta, après un silence, cette phrase lile dans le premier chapitre de la m III :

e pas de M. de Cassagnac : c'est un tiûcal.

iers actes politiques du prince Naponifeste dont il couvrit les murs de valut quelques semaines d'incarcéiergerie.

Ira chez lui, il sembla décourage et plus guère prononcer son nom jus- >n fils aîné, le prince Victor, se sépa- Qt sympathique, sinon aux yeux des on,mais aux regards de tous les pères, de la scène qui détermina la rupture Napoléon et son fils, m'a été fait par u Prince et je le rapporte, ici, tel qu'il □iqué.

, dans cette rupture, est su. Mais le

LE PRICJCE NAPOLÉON.

Il me paraît inutile de dire coroment cette pro{ sition fut accueillie.

Alors les conjurés changèrent leur tactique et, retournant vers le prince Victor, lui déclarèrent qi dans tous les cas, il ne devait, il ne pouvait p demeurer, non seulement avec son père, mais mêi continuer d'habiter sous le mônae toit, dans la mèi maison.

Le jeune homme eut encore quelques révoUi mais comme, en définitive, on lui affirmait que, de : décisions, dépendait l'avenir de sadyaastie,peut-ë le succès d'une restauration prochaine, il se sout et approuva la conduite de ses amis.

Cependant, le prince Napoléon ignorait ce i venait de se passer et son Sis ne pouvait dillé davantage de loi faire part de ses projets.

Après le déjeuner, un matin, il ditàson pèreqi avait résolu de vivre, désormais, libre, et qu'il demandait l'autorisation de se séparer de lui.

Le prince Napoléon, ne comprenant que peu paroles de son fils, lui répondit :

— Je ne m'oppose nullement à ce que tu sois lib Tu es jeune. Je comprends parfaitement tes dési je les approuve même et je vais m'occuper de te loi un appartement séparé du mien.

Le prince Victor hocha la tSte ;

— Je vous remercie, mon père, fit-il ; mais ce n' point ainsi que j'entends être libre ; il me parait b<

Le prince Victor reste seal et libre, maintenant, cher suprême du parti.

Mais il me parait diroclle qu'il prenne la place de ce père qui s'est éteint et qui, en dépit des fautes politiques qui ont été les siennes, reste, je le répète, comme l'un des hommes les plus remarquablement intelligents de nos jours.

L'exil qui avait frappé le prince Napoléon, dans les dernières années de sa vie, avait mis, presque, le silence autour de lui, et la tombe qui renferme sa dépouille semble s'être définitivement emparé de son nom même.

it, les lettrés, les artistes, ne sauraient ; cet homme les aima avec passion et les raison. Les politiques, également, ne néconnattre les qualités qui le caracléli le placèrent bien au-dessus des mesoccupations, et les philosophes dont il dont il recherchait la compagnie, dont la parole, seraient ingrats en détournant <re leur souvenir.

re tous, les lettrés ne doivent pas ignorer écrivain de haute envergure ; — son livre :

t tes détracteurs, répondant à un ou- \. Taine, est un pur chef-d'œuvre — et nité qu'il désira, dont il s'enorgueillisait, ui valoir, assez justement, un hommage.

>mmes, tragiques, dans un sens différent, 1 travers de l'aventure du Second Empire it l'empereur Napoléon 111, à l'imitation ïs de mélodrame. Ces deux hommes sont imarci^ et de Cavour. Deux femmes pèsent sur la destinée de son trAne, comme une masque double, et apparaissent, vivantes î chaque côté de sa tombe, comme deux I ténèbres. Ces deux femmes sont l'impéjlénîeetrimpératriceCharlotte, du Mexique.

l'Europe attentive et soumise, ces deux Bismarck et Cavour, se dressent, et osent ve : abattre l'Empereur; devant l'Europe >usla magnificence du nom de Napoléon, a dans les syllabes duquel grondent les les gloires du siècle à sa naissance, dans

134 LEUPEBEDR

UD méchant fantûrae qui était p nulle part, qui apparaissait, se croyait absent, et qui avait la s se dresser au milieu des festin semblées familiales, des réjou Or, chacune de ses visites était s de la mort de ceux que sonregai ne pouvait soustraire à leur des malheureux qu'il avait ainsi coni Cette légende m'effrayait beai ma tête, eu l'écoutant, contre 1 teur. Elle m'effraie encore, aujc qu'en 1867, au milieu des rires ei versels, sous les éclats de l'hi la gloire et la sécurité de l'Emi de luxe et d'amour qui s'empare les secoue, en Tace de la table gi) taurent et s'abreuvent des rois faoïfime, M. de Bismarck — tel gende — se dresse, contemple tous ces êtres, et, dans ud seul n mort.

Si l'on met à part l'aventure ita le règne de Napoléon III, l'aspec trompeur, d'une popularité siuc dère encore — tant il est vrai c tache à ce qui l'a charmée un jou

abusée — comme le prologue radieux d'une idylle nationale ; si l'on met à part, dis-je, l'aventure italienne, dans la chronique du Second Empire, il reste deux faits, dans l'époque impériale, qui priment tous les autres, qui marquent l'Empereur et son temps comme d'une fatalité. Ces deux faits ont leurs noms : le Mexique et Sadowa.

Au début de ce chapitre, j'évoquais la figure spectrale de la malheureuse femme qui, morte d'àme, mais vivante de corps toujours, synthétise le désastre do Mexique. Après avoir traversé Paris, pour se rendre dans sa nouvelle patrie, eu triomphatrice acclamée, en amante aussi, flère de la majesté neuve de son époux, elle y revint, ainsi que je l'ai déjà conté, en fugitive, en mendiante presque, en solliciteuse, en victime expiatoire et injustement frappée, de la folie — je n'ose dire du crime — de M"" de Metternich et de l'impératrice Eugénie. Et cette femme se dresse, alors, devant l'empereur Napoléon 111, qu'elle rend responsable de son infortune, comme la statue animée du Désespoir, comme l'expression fuBèbre de revendications suprêmes; et, je le repète, à partir de cette heure, elle entre dans sa vie, ainsi qu'une hantise.

J'ai rapporté la scène cruelle et terriliante qui eut lieu à Saint-Cloud, devant toute la Cour, et qui indiqua les premiers symptAmes de la démence en laquelle s'est écroulée la pauvre femme.

vanf des victoires obtenues, ne lui avait pas permis de se recueillir. Mais, ayaot constaté que l'empereur Maiimilieo ne posséderait jamais l'affectioa des Mexicains, la sympathie afTectueuse d'un peuple réfcactaire à tout élément étranger; mais, ayant vu l'erreur dans laquelle il était tombé, il était rentré dans sa tente et il avait prononcé « talea jacta est * des anciens. C'était peu généreux, peut-être; mats la raison d'Etat est cruelle, souvent, etac prend point ses elîels dans la générosité, dans la sentimentalité.

Lorsque , donc. Napoléon III accorda à l'impératrice Charlotte l'audienee qu'elle attendait avec tant de fiévreuse impatience, sa réponse au discours de la jeune femme, à ses larmes prévues, à sa colère même, était préparée.

Très nerveuse, très excitée, ayant parmoments dans les yeux une lueur d'égarement, l'impératrice Charlotte, dans une espérance et dans une crainte, à la fois, s'était apprêtée à recevoir l'Empereur. Dans une espérance, car elle cherchaitàse persuader que Xapoléon III, après avoir créé un trône pour son mari, ne souffrirait pas qu'on bris&t l'œuvre qu'il avait construite; dans une crainte, car, déjà, par ses paroles évasives, par ses gestes découragés, par la pitié qu'il lui témoignait, le souverain lui avait fait comprendre qu'il devenait indilTérent à son roman. Elle avait des ballucinalions et, comme dans une obses- I qui l'avait terrifiée à Saint-Cloud, cet ' I.

effroi d'un p lui l'aire boir la jetait en d Quand l'Er rencontre et, liminaires d( établissant n

— Votre M le triste sort i puis-je espér

L'BmpereL dans un mui rence, de sin

— Meseng puis les reno santé à les Chambres re|

— Vous fit

— Je suis respecté, Ion térfits et h. h léon III s'an

dois pas être le iiiitiu'i^ un preuipner luou

un péril imminent, dans une guerre sans résultats appréciables pour sa pro

— Sire, TOUS ne parliez pas ainsi, na,

— Naguère, madame, j'espérais.

— Vous espériez?

OUBBES TRAGIQU

— J'espérais qae l'empereur 1 profiter de l'aide que je lui appoi aimer de son peuple, pour compi pour s'inspirer de son esprit et p' l'œuvre entreprise en commun.

— Et maintenant?

— Je n'ai plus cet espoir.

La jeune femme eut un frémisse passa la main sur sou front, ât qu salon et murmura :

— C'est affreux !

Puis, revenant s'asseoir devant reprit l'entretien, suppliante :

— Sire, on dit que vous êtes ho est ouvert aux malheureux. L'info mari et me frappe. Ayez pitié de moi. Je vous implore. Une fois en notre secours, et nous vous aimei bénirons.

Et, saisissant l'une des mains à tenta de la porter à ses lèvres, s'agenouiller.

Napoléon II], vivement, retint ce ému, il s'inclina devant celle qni ses doigts de sa bouche, et réponc

— Vous parlez, madame, com courait un danger. 11 ne tient, e d'éviter ce danger. Qu'il suive li

troupes et laîsse-là ce rêve qu'un mauvais rfive.

L'impératrice Charlotte s

— Eh quoi, sire, vous c mari? La fuite, c'est-à-di lÂcheté?

— Un général, madame, commet une lâcheté parce q une bataille. L'empereur dans la situation d'un géi ainsi que lui. Laissons-la le:

avec lesquels on ne crée d'utile. Vous i^les sooffranEi nerveuse. De grâce, calme:

L'Impératrice , debout, léon III.

— Jamais, disait-elle, da santé, jamais Maximilien Jamais il ne fuira. Jamais i révoltés qui veulent lui a:

mourra, s'il le faut, pour la et je mourrai avec lui.

La voix de l'Empereur s'<

— Madame, je vous en froidement les raisons que que je vous donne. L'aveni lien, le vôtre, y sont attach

Mais la jeune femme, l'i

OMBRES TBAGIQU

criminels, j'espère la vie d'un hi vie (le l'empereur Maximilien.

La pauvre femme se tut, épuia secoua tout entière, et, comme s âme dans la prière qu'elle adressa «Ile s'affaissa, lamentablement bri

L'Empereur, doucement, tenta prodigua des consolations. Mais i prolongeait, dans sa navrante in sincèrement, et avec la h&te de la t dit:

— Je ferai tout ce qui dépendra pour votre bonheur, pour votre sécurité et pour le bonheur de votr hélas, je ne saurais vous abuser de mon gouvernement, dans l'afl cupe : la France, désormais, ne co le maintien de l'empereur Maxim du Mexique.

Mais à peine eut^il prononcé ces effrayé.

L'impératrice Charlotte s'était coup, avait bondi, presque, et met contractée, folle, superbement et i folle, droite, toute droite, devant criait sa détresse, sa colère et sa

— Sire, on dit que vous êtes b songe 1 Sire, on dit que vous êtes

OMBRES TRiOIQUES. 14S

Et lorsque l'itnpératrice (^arlotte, dans l'explosion finale de sa détresse, l'avait chassé, il avait esquissé un geste de profonde commisération, il s'était incliné, et il était sorti.

De retour au château, il s'était enfermé et avait consigné sa porte.

L'empereur Napoléon III redoutait les présages, et cette femme qui lui jetait son deuil prématuré à la face, l'inquiétait. lUui semblait doux de se retrouver, sans doute, en cette heure, seul avec son étoile; il lui semblait utile, peut-être, de la consulter; et, dans un effort de son imagination, qui sait s'il ne la voyait point encore lui sourire ? Et, dans un effroi de son àme, qui sait s'il ne la vit point, alors, pâlir?

Les incidents qui précédèrent et qui suivirent le désastre de Sadowa, furent d'un ordre moins intime et relèvent davantage de la politique proprement dite.

Par deux fois, en 1864 et en 1865, H. de Bismarck eut, avec l'empereur Napoléon III, des entretiens sur l'état de l'Europe et sur les bénéfices à retirer de cet état; mais aucun de ces entretiens, dans lesquels M. de Bismarck recherchait une entente avec le cabinet des Tuileries, n'eut de résultat favorable à une action commune de la France et de la Prusse, îsins.

de Bismarck s'était attaché à calmer

s'agissait, en un mot, de rendre effectifs^ sans effusion de sang, les fameux mots jadis prononcés par Napoléon III en faveur de Tltalie : — « Libre jusqu'à rAdriatique. ^

Victor-Emmanuel, involontairement ou sciemment, ne permit pas à l'Empereur de mener loin les négociations qu^il avait entreprises par l'intermédiaire de M, de Mettemich. Sollicité par la Prusse, il s'engagea, au cas d'un désaccord entre le cabinet de Vienne et de Berlin, à déclarer Ig guerre à TAutriche, et ce traité secret, connu à Vienne à la suite d'une indiscrétion de chancellerie, fit avorter toute négociation conciliatrice.

L'Autriche se sentant menacée, alors qu'elle faisait preuve de bonne volonté pour arriver à un résultat pacifique, dans la question qui alors troublait l'Europe, abandonna les pourparlers et se retrancha dans ce qu'elle uppella son droit, dans cet argument suprême et qui sent la bataille, que toutes les nations produisent aux heures des crises politiques et qu'elles nomment, également, leur droit.

Ce fut à cette époque que M. de Bismarck, pour prévenir les susceptibilités de Napoléon III dans les complications internationales qui se préparaient, inventa l'hypothèse d'une annexion du Luxembourg et de la Belgique à la France comme compensation à sa neutralité, comme fiche d'équilibre offerte à sa puissance. Il faut le dire, cependant, l'Empereur

n envisagea jamai elles n'eurent am la veille du conOtl

L'Empereur, en et il faut reconnai ficile. Placé en ti Vienne et de Berl les conséquences entrant violemme dre des paroles i la Prusse sa voloi choc européen. C dénuée de toute lyae et de toute in gros jeu, un jeu léon III, compati prendre, car, si :

dédaignés, une n délaisser son rôle celui de belligéra:

Les événement:

heur et pour cel pas dû, alors, hé on ne voit réel le n qu'après l'accomi puéril de remont tirer de ces faits plus favorables qi

sultats qu'ils ont offerts. D'aille lutte impossible à éviter, eoti triphe, l'Empereur atlendait d( litudes qui le réjouissaient: l'in afCrmée et organisée, l'afTaibli et de la Prusse — affaiblissem l'Europe un long avenir de cali à la France, non plus de se i préparer, sans être inquiétée s'opposer à de nouvelles et f dues au génie tracassier de M.

La raison de l'Empereur se plus fort, et il apparaissait au médiateur suprême de leurs ( l'édiâcateur de leurs destinées

L'opinion publique, qui, en était assez bien d'accord avec li Napoléon III; l'opinion publiqi delà de ses pensées, dans l'ex irréfléchie contre l'Autriche e enfantin pour la Prusse et pou poussait l'Empereur dans la voi l'engageait à conserver, devan ropéen qui se dessinait, son at

Quelques hommes, parmi les raient le souverain, alors, n'av quiétude, ne voyaient pas dai des événements, la mfime cau)

L>ji^^'.

OUBRES TRAGIQUES. ISl

sèment des frontières françaises, conformément aux clauses adoptées par les puissances en 181i, annexion du Luxembourg et de Mayence , maintien intégral du royaume de Saxe; et il fut arrêté que H. le comte Benedetti, notre ambassadeur à Berlin, se chargerait de les défendre, en les soumettant, dans une audience particulière, à l'examen de M. de Bismarck.

Lorsque M. le comte Benedetti, porteur des propositions dictées par le cabinet des Tuileries, venant de Vienne où il avait été préparer l'empereur François-Joseph aux conditions humiliantes de la paix, se présenta chez M. de Bismarck, le ministre prusisien se trouvait au quartier-général du Roi dans une petite localité, sur la route de Vienne. Un armistice avait été conclu pour permettre des négociations, et l'armée prussienne attendait les résultats de cet armistice, prête à reprendre sa marche et à se diriger vers la capitale de l'Autriche.

H. Benedetti trouva M. de Bismarck en assez belle humeur, lui fit connaître les conséquences de son passage à Vienne et lui montra l'empereurFrançois- Joseph sinon abattu, du moins résigné à une cessation d'hostilités sur les bases que l'on sait : confédération des Etats du Nord de l'Allemagne h. l'exclusion de l'Autriche, cession de la Venétie à la France, à Napoléon 111, qui à son tour la remettrait au roi Victor-Emmanuel.

RES TRÂGIQUeS. 1S3

iurances vag:ues, sur cette hésitaite Benedetti le quitta, ibassadeur, quelque temps après voir l'Empereur et put lui expliif de sa mission, il était déjà lisser l'orgueil de la Prusse et )s conditions supplémentaires de

qui savait mettre le temps & proret, assuré les sympathies des Jlemagne en faveur de l'ordre [u'il allait créer, et ces Etats, qui ts tût se trouvaient devant la nation de belligérants, se décla- ' les clauses du traité de pais qui Is ne se seraient point peut-être lin recommencement de guerre, ^e sur celle qui les avait amoinifiïaat l'éclat et le bénéfice superalité, ne leur semblait pas, après le nouvelle campagne, suscitée t sans objet pour eus, sans but a l'eussent pas acceptée, jntiments que M. de Bismarck conclure la paix avec l'Autriche, nentsque le cabinet des Tuileries revoir, en ne donnant pas à ses actère d'une exigence immédiate.

8 TRA6IQDE8. ISS

enu compte d'aucune de nos rices : il ffdlait dooc, et sans

alors, fut une heure pleine de re hautement tragique, et elle

la vie de l'empereur Napo- Jes plus cruelles de son règne,

la plus sensitive de sa longue

inistre des Affaires étrangères à la Prusse, au risque d'avoir Allemagne tout entière, au iche abandonner la partie et ns sa défaite, au risque rnSme lie qui se couvrait de lauriers que son succès imprévu — un te — faisait indifférente déjà; -je, par M. Drouyn de Lhuys, k la Prusse sans lui permettre atériel de campagne ruiné, ou récentes luttes, l'empereur Dlère animait, que l'hypocrisie s'était décidé à marcher sur

■èta à donner les ordres nécesn d'une campagne, lorsqu'il ■nseillers et aux chefs de son il eut une déception désolante.

RES TBAOrOUES.

mphe de DOS revendications, d

it de toutes les revendications )hes à partir de ce moment, on III devait, dès alors, s'en al ! une épave rejetée par tous ar tous les écueils, avant de c dans les profondeurs de quelc

vrai — une heure superbe, c olhéoses, l'attendait. — L'Hos> de 1867 s'annonçaient dans |ues, avec des sonorités sacré :aressent, harmonieusement ( i des cathédrales, avec des bn 1 à ceux qui passent, dans le s( eaux suspendus aux murs des .

lis immobiles, claquent éternel >nsde toutes les gloires, emblên istes de la haine des hommes, — liHomnnah et le Te £>eum et s'élevaient vers l'étoile im] les Bonaparte, comme jadis ds des Mages vers celle de Jési , oui, des revendications et ( its d'allégresse devaient reten ige ; l'étoile des Bonaparte dev

Page 1