‹ Le secret d'un empire: L'empereurChapitre 9 sur 17 · L EMPEREUR ET LES SALONS · texte numérisé non relu

L EMPEREUR ET LES SALONS

en qualité de colonel, et ayant à ses côtés ! maltresse, H'" Alice 0.-., vËtue ainsi que lui, d'u magnifique costume de colonelle, courait les boi doirs. Il y avait un peu de la vie d'Henri IV dai celle de M. le duc d'Aumale, et cette vie, chère t peuple, lui créait un semblant de popularité.

De son côté, M. le duc d'Aumale, jeune, brillan audacieux et très vert-galant, alors, se prêta volontiers & la justification du portrait qu'on faisa de lui. n entretenait, avec ses fidèles, une corre; pondance régulière, il étudiait les diverses questioi qui intéressaient le public, il observait les évèn meuts, et il écrivait, môme, des lettres qui, rendui publiques, prenaient l'importance de manirestes i de menaces.

Les principaux partisans, en France, à Paris, c ces Princes, ceux qui parlaient dans les salon étaient des hommes de réelle valeur ou les héritie: de personnages illustres, fameux dans le gouvem< ment de la monarchie de Juillet. C'étaient MM. c Broglie, de Rémusat, d'Haussonville, de Montalive Decazes et de Montalembert. Ils ne se contentaiei pas seulement de discourir, dans les cercles mot dains, ils écrivaient, ils fondaient des journaux, < leurs voix, s'ajoutant k celles des opposants répubi caius, formaient comme une rumeur, comme un bru de houle lointaine, avant-coureurs des tempêtes. Thiers et Galliera étaient les lieux ord

L BUPERl

n cher comte, ditli.d e vous prouvera l'exac

vous ai donné l'au Ions est la continuai î, de haute bienveillan lassion et tout souve lage de sympathie { , veuve d'un hommi fable dans son pays [>ar tout le inonde.

)yez, en tout cas, à i limable eropresseme

à mes anciens et aile

Vendredi. »

t à la lettre de W h nsi conçue :

1 Monsieur le Comte,

1849, une pension ■. fut accordée, sur 1

alors ministre, au é position de fortune . dans le cas de vous p ir, de Sa Majesté l'Ei } soit continuée.

furent nombreux, et leur opposit car elle se manifesla non par d des faits, par l'organisation régul ^ guerre sans merci, politiquE que, contre les institutions i >ê de doctrines libérale!;, surt ornement des Tuileries, au :taire à tout progrès, & to ibandon de son absolutisme. '.

une babilelé incontestable ( tyait alors l'évolution de 1 ~ait en accaparant, prémati Ce fut sa force dans la luttt manœuvre eût pu assurer de renouveau, si les homme des Princes avaient été n le. Mais ces bommes, arisl nt mal leur carmagnole de i les dilletantes en politique ; ils , dentelle et des parfums; le, et en étaient sinon haïs, ignorés.

.n à qui l'on coni àmilier, que l'o , en dehors de se ) l'Empire, dans 'tisan : la liberté 1 manier, mettant à pari e ami de Napolé onda dans tous s nne humeur, l'E en deux homm' s placèrent, sans snt, sans cesse, df de yorny et Rou i tracé, déjà, la si viendrai pas ici :

st impossible d'é que, sans me ra iciatioudesonrôl m/en occupai. D( rent d'infirmer m rop téméraire d' nti à la légende )ereur mêlé, non bières de son tes âges, d'un ordri xpression de M. de Momy, en dé

a faire réussir et les d oir, vous croyez que 1( !ait plus espérer de 1 , vous avez besoin ( 1 point de sacrifier Bn vous coDsentiriez !la m'arrangera, à ètr se et, par unique cens ' comptant 2i 000 fr. e ■rny et Brown la fact i'ici à 18 mois moye n à vous donner 35 0^ insi vous comprenes vous les combattez et combinaison. Ecrivei ns ce sens, avec pouT X sur ces bases. Vous toucher une somme < intérêt que vous coue rotre lettre, et adresse

« TOIXT AUAN,

« Kincardine

I montrerai votre let attention à n'y rien m

m L EHPBREDR.

fut adressé, ainsi que ceus qui vont M. de Latour, maire de dermont-Ferri

RËPtiBUgUB FRANÇAISE

Mairie de Paru.

H Je vous écris de l'Hôtel de Ville, i nutes avant le départ du courrier. Ma passée à visiter les ambulances, les po Quelle horrible boucherie! Mais enfin, vainqueurs, nous le serons. Les troupt masse de tous cdtés. Mais de toutes U viles, c'est la plus effrayante. Tout ser ou demain dans la journée. La maison a été enlevée par Lamoriciére avec ui intrépidité. Le faubourg Saint-Antoinf vantable forteresse, vient d'gtre pris ap lante résistance. A l'instant, quatre heu on nous annonce un succès complet, ont une épouvantable stratégie. Les n même rue se communiquaient; invisib tous nos chefs. S'ils nous ont fait biei ont excité de terribles représailles. A on vient d'en fusiller une cinquantaine eu mille peines pour empêcher un blés à l'eau.

« Le nombre des tués ou blessés est, <

ISe L EMPEREUR

victorieuse, si on ne peut faire c siip Turin. Notre action avec itrée jusqu'à une certaine n viendrons à parler d'aff re deviendra tiède, battr e et nous laissera en face sie, ou exposés k une hon is débats de l'enquête ne •■ irer cette situation. Ce 'd'hui inévitable à moins ou de peur, sera des plu la fois politique et personi DUS ne soyons pas les plu

late du même mois, ces

ites à la fois : '

prétendue conspiration d ise en liberté. En revanchf écidé à supprimer le jou ifle, rédigé par notre cket bon, qui, dans une série d iloppement de ses doctrin nt ces mesures en présen lUS avons à guérir, en véi ir jette dans la somnolen le favoriser les élans de co

, par des mesures întér

qu'il acquiert qui est le sien aucune coqut Ig rôle qu'il j< pouvoir et il i de sa nature I sein — comm son tempe rati trie,ai[nentu!

joie d'édifier conlentemeni

H. Rouherf dans la séchei vait conipren elle tente ton né vieui[,ûe d s'en éloigna, reuse, de ma gences, par Ie dégagé de si par cette car prit à trembl enfants qu'u:

raidit contre t sa peau, si je avait éprouvé une i< chair d

Rendu à sa

il apparaissait comme i comme une chose éno l'Empereur, entre le pei bloc vivant interceptan aux Tuileries. Et lorsq voix, son poing se levait de l'Empire allait rouli BOUS ta menace, sous le

Son éloquence fut co taie, empoignante, faitt émouvantes, d'affirmatit culait celle des ennemi; tivait l'attention du p consciences, elle exaltai traînait les imaginations en des enthousiasmes commun avec la saine :

plus qu'on discutât.

A vrai dire, la maniën sembler vulgaire et, poi courante au théAtre, na chanta les louanges du si le spectre rouge devant harangues, et ces deux trouvent en presque tou où la légende napoléonie:

à une époque où la bour l'avenir — d'un avenir

191 L EUPEREim.

ayant une étiquette presque officielle, « te Parti de r Impératrice «, précipitera le pays dans un abîme.

L'Empereur, en présence de cet accaparement, de cet absolutisme dont il était la victime et qui étaient au-dessus de tous les accaparements de son gouvernement, de l'absolutisme même de son pouvoir, éprouva quelque peine, quelque inquiétude. Mais, en dépit des rêveries philosopblques qui le hantaient, M. Rouher le séduisait. 11 était trop près encore, aussi, du coup d'Etat pour repousser les services d'un homme qui paraissait synthétiser, dans son esprit, toute la doctrine du Deux-Décembre, et il était trop loin encore de la liberté, pour arrêter cet homme dans son œuvre. Il mit, ou à peu près, l'Etat dans les mains de M. Rouher et attendit les résultats de son effacement.

Dès lors, M. Rouher mena l'Empire et il le mena à la façon d'un charretier qui, sans s'inquiéter de savoir si la route qu'il suit est coupée par un fossé, lancerait ses chevaux à toute volée sur cette route.

Des mécontentements, des frissons de révolte secouaient la foule ; des aspirations vers un état politique plus conforme avec les sentiments du public, se levaient; M. Rouher refusa àce public l'orientation gouvernementale qu'il désirait et accueillit, par un beau dédain, la réprobation qui grondait autour de lui, lointainement, ainsi qu'un orage dont on ne voit encore que quelques rares éclairs.

L EUPEREUR.

, Devienne, Emile Ollivier, La Gué es encore, furent de ceux-là. M. ;

un jour, à les portraiturer; l'on .

s, dans les papiers des Tuileries, le r a à l'Empereur et dans lequel il le:

.as malice. Je ne rappellerai, ici, q i appréciations contenues dans ce s M, Chevreau, M. Rouher voyait « :e d'une réelle aptitude aur luttes

» mais il lui reprochait de « subi is entraînements », et il ajoutait : »

le fait volontiers dévoyer. »

■égard du nom de M. Riche, le criti ettait cette mention : <( orateur di:

hilosophique et fécond, mais indé , d'une maladie d'estomac qui se petits désordonnés. »

continue :

nomination au ministère de l'ii Persigny ou de M. Walewski, ne s't ir un changement de vues politiqu le introduirait dans la composilioi es éléments de trouble et de dissol itàM..Bufret, c'est « un espritdoctr it toujours indécis, qui ne se donr itier. »

ouher est plus explicite & l'égard de lit l'homme de l'Impératrice et di

L EMPEItKUll.

ipereur Napoléon III, a publié, il ;

les mémoires, et, k leur lecture, partie anecdotique de mes dut tlmpératrice Eugénie et la Co

I, n'a pas été inutile aux récita

it.

H. Pinard, non satisfait de

es emprunts, s'est avisé, en la pi

le I" de son œuvre, de diriger coi

ntends dire, écrit-il, qu'on réé ïs racontars d'autrefois, singultë i depuis 1S70. Gela ne m'étonne ; t, surtout un récit que l'auteur pi luve quand même des lecteurs. Pi ?ivain qui veut battre monnaie a' les, le public s'intéressera touj e Napoléon III si maltraitée par is vue. M

rnest Pinard qui fut l'un des mil et maladroits du Second Empire, - fidèle jusqu'à l'aveuglement — î ;. On ne saurait que le louer de qui prouve rexcellenco de son â ouïe pas de cette pureté de sen ird soit fondé à rectifier les not( ts que je possède sur le Second I inard, durant son passage au p<

avec un éditenret qu'il reçoit de 1

iur qui lui sont dus.

Piuard me pennettra-t-il de lui i

u'il fasse lui-même les frais de se

upposerait nn manque de confia

ir, à leur égard — si, en devena

liii, il a renoncé à toute rémunérai

publication de ses livres?

er une telle interrogation, c'est

iptoirement, et je suis surpris qu

las mieux prévu la moralité de so

s je reviens au rapport de M. Roui Emile Ollivier est fort malmené < — «M. Emile Ollivier, dit H. R , se donnerait avec empressemen s versatile, dont la générosité estg tureuse infatuation et que tant < Dpes unissent avec des nuances po es et très avancées. Loin de suivre ce candidat a, plus que jamais, ités de M. Walewski contre moi; objectif à la Chambre, pendant < lent du Corps lé^slatif a organisé it dans une feuille publique. Hais e sont là des feux de paille qu' ueat quelques satisfactions. »

;equi concerne M. de LaGuéronnièr

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