‹ Le Secret de mon oncle, vaudeville en un acteChapitre 3 sur 32 · MAGASIN · texte numérisé non relu

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uefois m’iofoinu-r si dlo est de retour es eaux.

M m ® de breton ville. Pas eucore ; nous partons demain, sou mari et moi, pour aller la chercher.

B\nooLiN. Ce bon M* Desjobert brûle sans doute de revoir sa jeune épouse.

M ,n * de brétonville. C’est une justice à lui rendre... il adore sa femme, il en est fou.

bardolin. Je m’applaudis tous les jours d’avoir fait ce mariage.

à M m * DE BRÉTON Vil. LE- Il est vrai, docteur, que vous avez la main heureuse... et l’on dit que vous maries plus de gens que vous n’en guérissez.

bardolin. J’en conviens, j’agis dans l'intérêt de la morale et de la population.

Ain : î r audevilic du Charlatanisme.

Oui, je voudrais chaque matin,

Marier quelques jeunes filles...

Qu'il est doux pour un médecin De voir s'augmenter les familles !..

lorsque dans la main d'un amant.

Je mets celle qu'il sollicite...

Je me dis. eu les unissant.

Je fais des heureux maintenant, n Et dc> malades pour la suite.

Voilà pourquoi j’ai engagé M. Desjobert à ^jren^re une femme... lui qui ne s'en souu8il*pas.

de MVÉTONVII.LE. Il tous en doit cependant beaucoup de reconnaissance.

bardolin. 11 me semble que, de votre côté, vous n’avez pas à vous plaindre, quoique M. Desjobert soit resté long-temps garçon... il est millionnaire, ou peu s’en faut, cl malgré son amour pour votre fille, il a résisté long-temps... il donnait pour motif qu’il ne voulait pas priver de sa succession un certain neveu , son unique parent.

H"' DE BRÉTONVILLE. Je le sais... un neveu qu’il aime beaucoup... et fort heureusement ce n’est qu’un neveu , car avec ces vieux garçons...

tiAtiDOliv. Soyez donc tranquille ; à la vérité, M. Desjobert est d’uu caractère faible...

M”* DE BRÉTONVILLE. Oui, c’est un bon homme.

BARDOLIN. En tout cas, rien ne doit Tous faire soupçonner...

M m * de BRÉTONVILLE. Non, sans doute ; mais voilà bientôt dix-huit mois qu’ils sont mariés ; et cependant , vous devinez mes craintes... si mon gendre venait à mourir sans enfans.

bardolin. lien aura... à soixante ans., on en a toujours.

■"'DE BRÉTONV1LI.E . Je le souhaite; mais

TlIÉATHAL

sa femme est aux eaux depuisdeux mois, et celte absence me déplait. Je n’étais pas là lorsqu’elle est partie, un procès me retenait à Bordeaux , d’où je ne suis arrivée que depuis quelques jours ; sans cela, je me serais opposée à ce voyage , ou du moins, j’aurais accompagné ma fille

BARDOLIN. Que pouvez-vous craindre?

M™* Desjobert n’est pas seule... d'abord , elle a emmené sa cousine Estelle.

M”' DE brêtonville. Est-elle est à peu près du même âge que Diana... cela ne remplit pas le but.

bardolin. Elles sont toutes deux sous la surveillance de M“* Vermont et de son mari, le notaire, qui est allé les conduire; des gens fort estimables... c’est encore moi qui ai fait ce mariage-là.

M"' DE BRÉTONVILLE. Mais à quoi bon quitter sa maison, son ménage?., elle était donc indisposée ?

bardolin. Eli bien ! oui, puisqu’il faut vous le dire , elle s’ennuyait, elle avait des vapeurs , je ne savais plus que lui ordonner.... et comme les eaux de Bagnères ne sont pas loin.... vingt-cinq lieues tout nu plus, c'est moi qui lui ai conseillé d’y passer une saison.

*“• DE BRÉTONVILLE. C'est égal; je suis étonnée que son mari... mais silence, c’est lui que j’entends.

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