ACTE DEUXIÈME
' \\\ mon plaisir en me posant éternellement la même"
■ jieslion.
JOUVENEL
Est-ce que cela va continuer?
MARIE
Oui.
JOUVENEL
Et qu'est-ce que vous vous répondez?..
MARIE
Mon Dieu...
JOUVENEL
Des bêtises... bien certainement. Eh bien, moi, lau chère petite^ lorsque par hasard, je me permets' de me poser une question... je m'arrange toujours de fa(;on à ce que la léponse me soit agréable. 'marie.
C'est que...
C'est que quoi?
MARIE
Voyons, monsieur, réfléchissez, je ne suis plus une enfant.
JOUVENEL
Vous avez ?
MARIE
Vingt-deux ans.
JOUVENEL
N'est-ce pas malheureux d'être obligé d'entendre de pareilles choses !
MARIE
C'est <|iic je raisonne...
JOUVENKL.
Allons donc !.. Vous raisonnez !..
MARIE
Mais oui...
JOUVENEL
Et ce raisonnement consiste?
MARIE
A me demander tous les jours si ce n*est pas un rêve... Car enfin, mettez-vous à ma place...
Que je me mette à votre place?
M.^.RIE
Oui.
JOUVENEL, souriant.
C'est assez adroit ce que vous me proposez là.
MARIIî.
0ht j'ai dit cela sans malice.
JOUVENEL
Ehl bien, si jetais à votre place...
MARIE
Si vous étiez à ma place ?
JOUVENEL
Eh! là! Attendez... Vous ne me laissez pas réfléchir!
MARIE, souriant.
Oh! prenez votre temps...
JOUVENEL, embarrassé et ne trouvant pas les mots-
Eh bien!.. Ah! parbleu, naturellement... 11 nie semble du moins...
MARIE
Il vous semble. . ?